La vie rêvée de Walter Mitty, quintessence de l’instant


Vivre d’amour et d’eau fraîche ? Et un peu d’aventure aussi… Voilà ce que nous propose le dernier film de Ben Stiller, La vie rêvée de Walter Mitty. Ne regardez pas la bande-annonce qui passe totalement à côté de l’essentiel ! J’ai failli raté le film après l’avoir vu parce que je m’attendais à une resucée de Jim Carrey… Elle est trop grandiloquente, et ce n’est pas le ton du film. Grand bien m’a fait de rentrer tout de même dans une salle obscur pour le visionner.

Walter Mitty est chef de la photographie au journal Life. Avec son fidèle assistant, il vit dans une chambre noire et voilà seize ans qu’il passe sa vie à l’écart du reste de la rédaction et développe les films qu’il reçoit des plus grands reporters. Puis un jour débarque Todd, patron de la transition, jeune premier arrogant chargé de liquider le journal, et une bonne part de ses effectifs, pour en faire un simple blog. Il prend en grippe Walter qui étant tombé éperdument amoureux de Cheryl Melhoff (Kristen Wiig). Et qui du coup est encore un peu plus perdu dans ses pensées et ses rêves qu’à l’accoutumé. Timide à en mourir, il n’ose l’aborder et pense même à le faire via un site de rencontre. Site de rencontre dont l’animateur téléphonique va animer au fil du film une conversation dont le ressort comique est original. Il émet un décalage avec ce que vit Walter au moment où il appelle.

Pour la dernière couverture, Walter devait tirer la 25ème photo de la dernière pellicule envoyé par Sean O’Connell, reporter sans liens et sans frontière, incarnait par Sean Penn toujours au top de sa forme. Mais l’ayant égarée le voilà parti à sa recherche. La vie rêvée de Walter va finir d’être un fantasme quand il va s’engager dans un périple au Groenland et en Islande. Un voyage initiatique avec lui-même pour vivre enfin tout ce dont il a rêvé à chaque réception dans son laboratoire photo. Et revenir plus fort prêt à conquérir le cœur de sa bien aimée.

Curiosité de nos jours, pour rendre hommage à son personnage et au véritable magasine Life, le réalisateur Stiller a décidé de se passer du numérique et de filmer en pellicule. À l’image du vieux reflex argentique de Sean O’Connell, artiste mais surtout poète qui ne prend jamais de photos quand il savoure trop l’instant. Et qui dédie sa dernière photo à ceux que l’on oublie souvent derrière les journalistes et photographes renommés. Il parle de quintessence. Mot dont Todd, le jeune manager ignore même le sens…

Rémy Boeringer

Voir la bande-annonce :

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