Marianne Fournier croque la vie à pleine dents dans son Premier Cahier


Ouvrir le Premier cahier de Marianne Fournier, c’est s’offrir un voyage salvateur dans ce quotidien qui nous entoure et dont nous oublions les merveilles. C’est saisir l’instant et cueillir le jour. Cette artiste niçoise, formée à la Villa Arson, édite à compte d’auteur son livre. On se balade à travers les 200 croquis reproduits dans une très belle édition avec délectation.

Le bel ouvrage s’ouvre sur des esquisses des jardins de la Villa Arson et de ses ateliers. Une accumulation d’objets inutilisables à qui l’artiste réussit à donner une âme. Parce que l’on devine la tendresse qui la lie à ce fourbi magique où la créativité pouvait prendre source. Selon les propres mots de l’auteure, elle nous transporte « du quotidien qui nous entoure à l’extraordinaire qui nous emporte ».

À peine remis de ces premières émotions, nous voilà transportés dans la foule des passants de la Foire de Nice. Certains s’adossent aux murs pour se reposer et se retrouver seuls après la cohue, d’autres semblent, le dos courbé, accablés par le poids de leurs emplettes. Alors, on adore se retrouver ensuite au bistrot pour boire un verre. Dans la douceur de l’amitié et du printemps, on refait le monde sur les terrasses ensoleillées.

Nous voilà maintenant à nouveau seuls, flânant dans les parcs en regardant les passants, et laissant nos pensées nous submerger dans ce calme reposant. Lorsque tout à coup, nous sommes captivés par ce vieil homme assis sur une marche attendant l’on ne sait quoi.

Il est temps d’aller chercher nos gamins à l’école et les regarder travailler et s’amuser avec nostalgie, nous envions leur soif d’apprendre et leur innocence. Sur le chemin du retour, le temps de traverser quelques wagons, nous nous rappelons à quel point l’on aime les voyages en train, et les rencontres que l’on y fait parfois. C’est ainsi que s’achève ce voyage onirique où flottent encore tant d’autres moments que l’on voudrait graver dans nos mémoires aussi joliment que Fournier les rend éternels en les croquant avec une sensibilité à fleur de peau.

Vous pouvez visiter le site de l’artiste sur son blog http://furtif-et-ephemere.webnode.fr/ dédié principalement à son œuvre street-art. Et vous procurer son livre en la contactant à cette adresse : marianne-f.fournier@laposte.net.

Boeringer Rémy

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