47 Rônin : une fresque japonaise sans surprise


Pour son premier long métrage, le réalisateur Carl Erik Rinsch nous plonge dans le monde fantastique du Japon féodal. L’histoire se déroule au XVIème siècle, le Japon est une terre fermée, interdite aux étrangers, seuls les Hollandais se voient octroyer une petite île pour y installer un comptoir. En 1701 le daimyo (sorte de seigneur féodal) d’Ako reçut la visite du grand Shogun Tokugawa Tsunayoshi qui arriva dans son château escorté de Yoshinaka Kira (Tadanobu Asano), grand rival du seigneur d’Ako. Le maître d’Ako tenta d’assassiner son adversaire dans son sommeil et fut condamné au suicide rituel des samouraïs, le seppuko. Ses samouraïs, alors laissés sans chef, furent condamnés à l’exile et devinrent des rônins, des chevaliers errants. Ils préparèrent un complot pendant deux ans pour assassiner le seigneur Kira.Le film reprend assez fidèlement cette histoire en y intégrant des éléments de la mythologie nippone. Cette adaptation glisse assez rapidement dans le merveilleux. Des créatures folkloriques et très colorées, au sens stricte du terme, font en effet leur apparition dès le premier quart d’heure du film. La magie devient alors l’un des pivots de l’histoire, supplantant les intrigues politiques et les luttes de pouvoir de l’histoire originale, intrigues et complots qui étaient le lot quotidien de ce Japon divisé en une multitude de provinces en conflit permanent les unes avec les autres.

Le reste du film est malheureusement convenu. Le scénario sent le réchauffé. Le déroulement y est de plus en plus cliché et sans surprise, ne laissant aucun suspense jusqu’au dénouement du film. Même sans aucune connaissance de l’histoire originale, la fin est déjà pressentie dès le milieu du film. Les dialogues, eux aussi, laissent vraiment à désirer, à la limite de la niaiserie par moment, à moins que la version française n’ait été particulièrement bâclée…

Sinon il reste les décors, plutôt réussis et très colorés, la beauté des armures de samouraïs et les cerisiers en fleurs, marque de fabrique de toute carte postale du Japon qui se respecte.

Thomas Waret

Pour voir la bande-annonce :

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3 commentaires

  1. Personnellement je n’ai pas compris le choix de faire apparaître des « monstres » et autres effets spéciaux dans cette histoire. Cela dénature tout. M’enfin en ayant déjà incrusté un occidental comme héros de l’histoire… j’ai de toutes façons préféré passer mon chemin.

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