Kidon, mais qui donc a osé le produire?


Kidon, le premier film solo d’Emmanuel Nakache est sorti le mercredi 14 Mai. Au côté de Tomer Sisley, on retrouvait Kev Adams et Lionel Abelanski. Kidon, terme qui désigne les opérations d’élimination physique du Mossad, ne nous livre pourtant pas une trépidante aventure d’espionnage.

Scandale diplomatique entre Israël et Dubaï, plusieurs agents supposés du Mossad ont été identifiés après l’assassinat d’un dignitaire du Hamas. Cependant, au siège de l’organisation de renseignement, on ne connaît pas ces espions. Une enquête démarre. Daniel Lévi (Tomer Sisley) est rapidement arrêté.

Antoine Simon « Facebook » (Kev Adams) et Daniel Lévi (Tomer Sisley)

La majeure partie de l’intrigue se passe dans les locaux du Mossad où l’on interroge Daniel Lévy. C’est le principal défaut du film, l’aspect espionnage est gommé par une sorte de raccourci scénaristique basant tout sur la technologie. Comme si les renseignements pouvaient enquêter, malgré les drones (d’ailleurs il n’en est pas question ici), sans aller sur le terrain. Ici, quatre agents passent leur temps à faire des recherches informatisées, et avancent pourtant, artificiellement. Et, pendant ce temps-là, un de leur supérieur ne cesse de manger, ce que les scénaristes ont dû trouver très drôle. Le reste du film sert à expliquer l’arnaque mise en place par les quatre compères, le « cerveau » Lévy, le hacker « Facebook » (Kev Adams), le faussaire Eric (Lionel Abelanski) et Orna, la femme fatale qui sert d’appât (Bar Refaeli). Mais, en fait, n’explique pas grand-chose, si ce n’est que la fine équipe est très maline. Enfin, c’est ce qu’on doit comprendre et accepter, alors qu’ils se sont tous rencontrés aux alcooliques anonymes. Et puis, que surtout, non de Dieu, le scénario fait cruellement défaut de cohérence. La fin semble tout simplement bâclée, on nous dit que le Mossad s’est fait couillonner (comme le spectateur), et c’est fini. L’enquête n’a mené à rien, et les escrocs, bien qu’ils aient réussi leur coup n’attirent aucune sympathie.

Einav Schwartz (Bar Refeali), Daniel Lévi (Tomer Sisley) et Eric Fliman (Lionel Abelanski)

Kidon apparaît comme une erreur de parcours pour Kev Adams qui s’en sortait plutôt bien dans Fiston. Le constat est le même pour Lionel Abelanski, après le succès de Barbecue. Quant au début de carrière d’Emmanuel Nakache, d’après nous, on ne peut pas dire qu’il parte sous des auspices favorables. On aurait envie de demander Kidon mais qui donc a eu l’idée de produire ce film ? Tout le monde ne peut pas prétendre réaliser Ocean’s Eleven.

Boeringer Rémy

Pour voir la bande-annonce :

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