Star Wars – Le réveil de la force et la poursuite d’un mythe


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Hier soir nous sommes bien sûr allé voir le nouveau Star Wars, septième opus d’une série débutée il y a presque quarante ans, en 1977, par George Lucas. Aux commandes de ce film, on trouve un  J.J. Abrams (Lost, Super 8…) dont la vision, pourtant assez réussie, semble d’ors et déjà critiquée. Ce film s’insère parfaitement dans la continuité des précédents. Les mythes fondateurs y sont autant présents et baignent l’histoire du début à la fin.

Je vais essayer de ne pas trop spoiler pour ne pas gâcher un suspens maintenu par la production avec une main de fer. En tous cas, les fans vont pouvoir retrouver leurs héros favoris. Han Solo (Harrison Ford que l’on a vu dans La stratégie Ender) et Chewbacca (Peter Mayhew), le princesse Leïa (Carrie Fisher, aperçue dans Maps to the Stars) et Luke Skywalker (Marc Hamill que l’on a vu dans Kingsman : Services secrets) rempilent pour l’aventure, de même que nos droïdes préférés R2-D2 (Kenny Baker) et C-3PO (Anthony Daniels). J’avoue que c’est aussi avec grand étonnement que j’ai retrouvé Max von Sydow, le prêtre de l’Exorciste dans un rôle de vieux sage, pendant éphémère du Obiwan Kenobi des premiers films. Nos héros sont aux prises avec ce qu’il reste de l’Empire Galactiqu,e ébranlé après la mort de l’Empereur dans Le retour du Jedi. Empire certes diminué mais toujours hostile et extrêmement dangereux pour une Nouvelle République naissante et fragile. Chewbacca et Han Solo devenus de vieux sages ?

De jeunes recrues font leur apparition. Rey (Daisy Ridley) et Finn (John Boyega) deviennent le reflet des héros de l’ancienne saga dans ce qui est une vraie quête initiatique. Emportés dans une lutte contre un mal qu’ils ne sont pas prêts à affronter, ils vont devoir faire l’expérience de la véracité de la Force et d’êtres légendaires devenus des légendes à l’instar des héros de l’antiquité ayant peut-être un fond de vérité historique mais dont les actions sont baignées d’éléments merveilleux. A l’opposé, Kilo Ren (Adam Driver que l’on a vu dans Inside Llewyn Davis), être torturé, endosse le costume noir du côté obscur cherchant désespérément à devenir l’égal d’un Dark Vador déifié.

Le casque de Dark Vador, véritable relique, symbole qu’une époque où le côté obscure de la Force régnait en maître

A mon sens le pari est réussi. La salle niçoise, comble, s’est gratifiée de bons applaudissements, chose devenue assez rare. La composition de la salle aussi fut tout à fait intéressante, des fans de tous âges, beaucoup entre 40 et 50 ans attendant avec impatience de se retrouver dans l’univers ayant bercé leur enfance et leur adolescence. Des policiers niçois nous ont même gratifié d’une imitation de Dark Vador au micro de leur voiture, comme quoi… Au fil du temps, Star Wars est devenu bien plus qu’un simple film de science-fiction, c’est aujourd’hui un vrai élément de la culture populaire, peut-être même mondialement. Ces films auront créé un mythe moderne qui aura actualisé sinon pris la place des héros bibliques ou de Ulysse et Thésée. Génération après génération se perpétue l’héritage de la Force, celui de maître Yoda, des Jedi…

Thomas Waret

Retrouvez ici la bande annonce :

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5 commentaires

  1. Du spectacle, du grand spectacle même… mais on est loin du chef d’oeuvre ! Mêmes recettes avec son degrés d’invraisemblances et de pudibonderies made in Disney. En tout cas bien mieux que la deuxième trilogie.

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