[Avant-Première] Creed, l’héritage de Rocky Balboa, relève assurée !


Ce lundi 11 janvier, nous avons assisté à l’avant-première de Creed, l’héritage de Rocky Balboa. Après Fruitvale Station, Ryan Coogler retrouve Michael B. Jordan pour le premier spin-off de la longue série des Rocky. Le long-métrage reprend ce qui a fait le succès de la saga jusqu’à esquisser l’ombre d’un remake du premier Rocky. Hormis le scénario semblable en plusieurs points, Creed, l’héritage de Rocky Balboa met à nouveau en avant l’amour du sport avant la recherche de la gloire. Sur fond de pauvreté des bas quartiers de Philadelphie, il répond à quelques question restées sans réponse de la saga.

Adonis Johnson (Michael B. Jordan qui retrouve un tremplin pour sa carrière après le désastreux Les 4 fantastiques) est le fils illégitime d’Appolo Creed. Orphelin, il passe son enfance entre différents foyers et maisons de correction avant que la veuve du boxeur, Mary Ann (Phylicia Rashad) le retrouve et l’adopte. Suivant les traces de son père et s’entraînant dans des combats clandestins au Mexique, il décide de rejoindre Philadelphie pour que l’ami de son père, Rocky Balboa (Sylvester Stallone que l’on préfère ici que dans le minable Évasion) l’entraîne. Il y rencontre Bianca (Tessa Thompson que l’on a vu dans Selma), une jeune musicienne. Rocky Balboa (Sylvester Stallone) et Adonys Johnson (Michael B. Jordan)

Creed, l’héritage de Rocky Balboa reprend donc pour l’essentiel la trame du première épisode. Dans Rocky, Mickey Goldmill se ravisait après avoir refusé d’entraîner Rocky Balboa. Cette fois-ci, c’est au tour de Rocky d’agir de même avec Adonis Johnson. Comme dans l’épisode fondateur, Johnson fait office de boxeur de seconde zone dont Ricky “Pretty” Conlan (Tony Bellew) se moque éperdument et contre lequel il ne ressent aucune peur. C’est sûr de sa supériorité qu’il monte sur le ring. Enfin, le combat final n’est pas l’occasion pour le héros de prouver son ascendant mais plutôt sa légitimité. Les aficionados de la série seront ravis d’apprendre l’issu du match privé entre Appolo Creed et Rocky Balboa à la fin du troisième volet. Le héros quasi-septuagénaire est très souvent touchant, montrant ses faiblesses nouvelles avec humilité. L’acteur, quant à lui, glisse un hommage émouvant à son fils décédé. Inévitablement, le long-métrage pâtit de la comparaison scénaristique alors que les Rocky avait tant bien que mal réussi à se renouveler au fil des moutures. Du côté de la réalisation, on ne trouve pas grand-chose à reprocher à Ryan Coogler. Un soin particulier a été pris dans les décors, par de menus détails, pour rappeler la pauvreté des quartiers de Philadelphie d’où vient Rocky. Adonys Johnson (Michael B. Jordan) et Bianca (Tessa Thompson)

Pour l’essentiel, Creed, l’héritage de Rocky Balboa n’a rien d’enthousiasmant mais reste agréable, car il ne sacrifie rien aux préceptes essentiels de la kyrielle d’épisode testostéroné. Ici, le noble art prend tout son sens. Le sport est vécu comme un projet de vie, une locomotive pour sortir de la misère sociale. Ou bien dans le cas d’Adonis Johnson, dans le but de reprendre conscience en toi. La boxe devient tout autant une passion qu’une thérapie. Et c’est surtout un métier d’artisan, d’orfèvre des gants de cuir. L’important n’est pas tant de gagner que faire la preuve de sa valeur, ce n’est pas tant la gloire qu’obtenir le respect que l’on mérite. Il s’agit se réaliser soi-même, dans le respect des règles et d’autrui, de se dépasser. Écho à la maladie qui emporta sa femme, Rocky est d’ailleurs encouragé par Adonis à appliquer les mêmes règles dans sa vie privée que sur le ring. Rocky, c’est un peu le rêve américain, mais à dimension humaine. La destinée de ce mec le prive de ce qu’il a de plus précieux mais jamais de sa dignité. Finalement, le sommet de sa carrière fut presque une illusion. On est loin du self-made man plein au as exalté. Rocky, c’est le type droit dans ses bottes qui n’abandonne jamais.

Ricky « Pretty » Conlan (Tony Bellew)

Creed, l’héritage de Rocky Balboa capitalise sur le succès d’une franchise inégalée sans chercher à renouveler le genre. On retrouve le même plaisir coupable sachant inévitablement où le scénario éculer va nous mener. Et on conserve la même admiration pour le tempérament de vainqueur humble du héros. La relève est là, malgré tout. Le film sortira le mercredi 13 janvier.

Boeringer Rémy

Retrouvez ici la bande-annonce :

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