Auteur : remyboeringer

[Concours] On fête les quatre ans de la Graine avec la Cigale, le Corbeau et les Poulets !

Salut les jeunes pousses !

Il y a peu, on fêtait les quatre ans d’Une Graine dans un Pot !

Comme vous avez pu le constatez, on a eu un petit passage à vide ces derniers mois mais nous voilà de retour plus motivé que jamais !

Et pour fêter ça, on vous offre un exemplaire du dernier documentaire d’Olivier Azam, La cigale, le corbeau et les poulets, une fable policière revigorante et réjouissante qui nous rappelle que la démocratie ne s’use que si l’on ne s’en sert pas !

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Pour participer au concours, il vous suffit de laisser un commentaire sur le blog ou la page Facebook et de liker cette dernière pour vous tenir informer de nos prochains articles.

Bonne chance à vous !

Tirage au sort le 19 novembre à 20h.

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Mindhunter sonde la noirceur des âmes comme celle de notre société

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Produite par David Fincher (duquel nous avions chroniqué le très réussi Gone Girl) et Charlize Theron (que nous avons vu dans le regrettable Dark Places de Gille Paquet-Brenner et dans le néanmoins génial Mad Max : Fury Road de George Miller) et créée par Joe Penhall, Mindhunter est l’une des dernières nées de l’écurie Netflix, diffusée depuis le 13 octobre 2017. Ce dernier fut le scénariste de La route de John Hillcoat. A la réalisation se glisse également Fincher, qui cède parfois la place à Andrew Douglas et à Asif Kapadia (qui lui réalisa le documentaire poignant Amy). Voilà pour le curriculum pour le moins intéressant d’une série qui n’en est pas moins passionnante. Mindhunter nous plonge à la lisière des années 80, à l’heure où la figure du tueur en série a commencé à envahir les écrans sans pour autant être clairement définie scientifiquement, à l’heure où le puritanisme décline sous les coups de boutoir de la libération sexuelle, à l’heure où l’agent Holden Ford va développer le profilage, une nouvelle méthode imprégné des recherches en sciences humaines, débarrassé des oripeaux religieux. (suite…)

[Rétro] Massacre à la tronçonneuse, danse macabre au crépuscule d’un monde mourant

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Ce jeudi 19 Octobre 2017, nous avons pu assister à la projection de la version restaurée de Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper, un film culte qui comme beaucoup, le devint à posteriori. Inspirée par les forfaits d’Ed Gein, celui-là même qui inspira également Hitchcock pour Psychose, le film, sorti en France en 1974, n’eut le droit qu’à une seule semaine d’exploitation en salle avant d’être interdit. Interdiction qui ne fut levé que huit ans plus tard et qui fit les choux gras de l’éditeur de VHS René Chateau. Les cercles de cinéphiles se cotisait alors pour acheter la cassette vendue à des prix exorbitants. D’où venez un tel engouement ? Pas seulement de l’attrait évident de braver l’interdit car Massacre à la tronçonneuse, aujourd’hui quadragénaire, n’a rien perdu de sa force hypnotique, de sa vigueur angoissante, de sa virtuosité. (suite…)

Big Trouble in Little China : L’enfer de Midnight Road et les fantômes des tempêtes, le retour fracassant de Jack Burton

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Big John, quasi septuagénaire, semble avoir pris sa retraite cinématographique. Depuis The Ward, sorti en 2011, le talentueux réalisateur a tout simplement disparu des radars… Ou presque, puisqu’il a collaboré à la suite des aventures de Snake Plissken en Comics au côté du scénariste Christopher Sebela et de du dessinateur Diego Barreto. Cette année, dans la même veine, sort aux éditions Réflexions, Big Trouble in Little China : L’enfer de Midnight Road et les fantômes des tempêtes, suite fantasque et hilarante des Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin, co-écrit cette fois-ci avec Eric Powell et portant Brian Churilla aux dessins. La carrière prolifique du maître de l’horreur emprunte des voix inattendues dans lesquels nous n’avons pu que nous jeter à tombeau ouvert. (suite…)

Seven Sisters, le mythe de la surpopulation

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Quatre ans après Orphan Black, créée par Graeme Manson et John Fawcett et Cloud Atlas des Wachowski (suivis en ce début d’année par Split de Shyamalan), on ne peut pas dire que Seven Sisters de Tommy Wirkola, pour la forme, révolutionne le genre. Noomi Rapace ne livrant ici qu’une pâle copie de la performance scénique de Tatiana Maslany. Et ce n’est pas non plus le cas sur le fond dont Fortress de Stuart Gordon posait les bases, il y a déjà vingt-quatre ans, s’inspirant surtout de la politique de l’enfant unique mise en place en Chine populaire. Réadapter aux enjeux de notre époque tels que le réchauffement climatique, la critique se transforme néanmoins, et insidieusement, en manifeste contre la surpopulation. Cette notion de surpopulation étant très discutable, outil de la novlangue utile pour dénoncer la pénurie des ressources au lieu de pointer leur mauvaise répartition, décryptons une œuvre bien réactionnaire sous ses dehors de dystopie humaniste. (suite…)

La cigale, le corbeau et les poulets : la lutte est un dialogue

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C’est un joli nom, camarade. C’est un nom commun d’une noblesse toute particulière. A la différence de certains noms propres, qui ne le sont pas tant, il arbore fièrement liesse et solidarité sur chacune de ces lettres. Des lettres, assemblées pour faire rimer les mots, des lettres qui expriment l’espoir autant que la colère, des lettres assumées, coriaces, des lettres de combat pour faire triompher la démocratie locale et l’idée originelle de la République sociale, voilà le leitmotiv de Pierre Blondeau, que met en image Olivier Azam, dans son facétieux documentaire intitulé La cigale, le corbeau et les poulets, sorti en DVD chez Les Mutins de Pangée, ce mardi 3 octobre 2017. (suite…)

[Rétro] Gremlins ou le carnage festif

Il suffit de prendre quelques risques mesurés, de saisir mollement sa télécommande et de vagabonder de chaînes hertziennes en chaînes câblés pour mesurer l’immensité cosmique du vide qui habite le cinéma dédié aux fêtes de Noël. Et au milieu de tous ce cambouis, surgissent parfois quelques ovnis. C’est le cas de Gremlins de Joe Dante, emblématique des années 80 et de la constellation Spielberg, dont on s’étonne, à l’occasion de sa ressortie dans les salles obscures, qu’il fut plébiscité par toute une génération de gosses (et laissé négligemment à leur portée par des parents dépassés) malgré son caractère ouvertement horrifique. Une claque qui n’a rien perdu de sa superbe, génialissime coup d’épée dans le marasme sentimentaliste des productions stéréotypées d’hier et d’aujourd’hui. (suite…)

Rogue One étoffe la saga Star Wars de bien belle manière

Il y a tout juste un an, Star Wars – Le réveil de la Force avait séduit autant qu’il avait fait  jaser. Sa construction dont on n’arrivait plus à distinguer l’hommage du pastiche laissait circonspect. Chez Une Graine dans un Pot, on avait apprécié sans le porter aux nues. De notre point de vue, Rogue One de Gareth Edwards, premier essai d’une longue liste de spin-off annoncés, pourrait bien réconcilier les deux partis, renouant avec un souffle plus épique, explorant l’univers étendu et par là, renouvelant la saga cinématographique. (suite…)

[Avant-Première] Le cœur en braille : l’essentiel est invisible pour les yeux

Ce lundi 12 décembre, nous avons pu assister, en présence du réalisateur Michel Boujenah, à la projection en avant-première de son troisième long-métrage. Il est revenu sur son rapport à l’art cinématographique dans lequel il trouve un supplément d’âme à la scène et se rêve, en plaisantant, en créateur divin. Romance de minots, Le cœur en braille, qui sortira le 28 décembre 2016, illustre avec juste ce qu’il faut de tendresse et de facétie, les premiers amours timides et désintéressés. (suite…)

[Direct-to-vidéo] Mel & Jenny, premier amour et identité sexuelle

Sorti directement en DVD, le 15 octobre 2016, chez l’éditeur Outplay, Mel & Jenny de Nana Neul, film lunaire possédant la sensibilité particulière des premiers émois, explore la découverte et l’acceptation, parfois difficile, de sa sexualité avec une justesse rarement égalé entre violence et exaltation du sentiment amoureux. (suite…)