Aventure

Rogue One étoffe la saga Star Wars de bien belle manière

Il y a tout juste un an, Star Wars – Le réveil de la Force avait séduit autant qu’il avait fait  jaser. Sa construction dont on n’arrivait plus à distinguer l’hommage du pastiche laissait circonspect. Chez Une Graine dans un Pot, on avait apprécié sans le porter aux nues. De notre point de vue, Rogue One de Gareth Edwards, premier essai d’une longue liste de spin-off annoncés, pourrait bien réconcilier les deux partis, renouant avec un souffle plus épique, explorant l’univers étendu et par là, renouvelant la saga cinématographique. (suite…)

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Inferno, purgatoire rétinien

Thriller complotiste à la petite semaine, Inferno vient compléter le triptyque d’adaptation cinématographique de l’œuvre de Dan Brown. Pour la troisième fois aux commandes de la saga, Ron Howard, lequel a quand même réalisé des films comme Willow ou Cocoon, qui ont marqué notre enfance, livre une aventure sans relief où les apparences règnent sur le fond comme sur la forme. (suite…)

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Tim, tout est pardonné !

Dire que l’on en avait soupé de Tim Burton, qu’on ne voyait plus en lui que l’ombre fugace de ce qu’il fut, c’est peu dire. Les souvenirs empreints de nostalgie en repensant à la folie furieuse de Beetlejuice, à la virtuosité de Batman, à l’univers onirique et poétique d’Edward aux mains d’argent et de Big Fish s’étaient peu à peu éteint avec le grandiloquent Charlie et la Chocolaterie (auquel on préféra la bien plus fidèle et touchante version de Mel Stuart, sortie en 1971), de la relecture mitonnée d’heroic-fantasy d’Alice au pays des merveilles, perdant son charme d’antan pour se métamorphosé en Jeanne d’Arc moderne et le désastreux et fort ennuyant Dark Shadow. Hormis le sympathique Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, le Burton de ces dernières années, avaient à nos yeux embués de déception, touché le fond. Avec Miss Peregrine et les enfants particuliers, franche réussite tant dans le domaine du rêve que de la comédie, qui dresse Eva Green dans un rôle de gentille protectrice, on peut affirmer que l’on avait un peu jeté le bébé avec l’eau du bain. (suite…)

[Direct-to-Vidéo] Vert Émeraude, parure en toc

Vert Émeraude de Felix Fuchssteiner et Katharina Schöde, sorti le 21 septembre 2016, directement en DVD, est le troisième volet de l’adaptation de La trilogie des gemmes de Kerstin Gier, véritable succès outre-Rhin. Se plaçant une gamme légèrement au-dessus des habituelles catastrophes industrielles émaillant l’industrie du film pour jeunes adultes, calibrées pour les plages horaires de l’après-midi en période de fête, le long-métrage, qui n’a rien de particulièrement exaltant, propose quand même une approche moins absconse qu’à l’habitude. (suite…)

[Avant-première] L’équipage pousse le film catastrophe dans ses retranchements !

Du 20 au 24 Septembre 2016, s’est déroulé le 4ème Festival du Cinéma Russe de Nice. Une fois n’est pas coutume, Une Graine dans un Pot était de la partie. A la première soirée, en présence du réalisateur Nikolaï Lebedev, nous avons pu assister à l’avant-première de L’équipage, sorti, il y a quelques mois à peine, en Russie. Ce film hybride débutant comme une romance se mue soudainement en film catastrophe audacieux repoussant les limites du genre dans l’exagération avec ce qu’il faut de panache pour enthousiasmer un public conquis. (suite…)

[Avant-première] L’odyssée ou la longue prise de conscience écologique

Avec L’odyssée, que nous avons pu voir en avant-première, ce vendredi 9 septembre, et qui sortira le 12 octobre prochain, Jérôme Salle livre une biographie à charge du Commandant Cousteau qui, sur fond de conquête des fond marins, pose les questions écologiques qui s’imposent aujourd’hui et sonne comme un appel, non seulement à une prise de conscience mais également de responsabilité. (suite…)

Star Trek – Sans limites, si ce n’est l’humanité

On avait perdu la plupart de nos fonctions cognitives après l’épisode 7 de Fast and Furious, vilipendant ce pauvre James Wan. Auparavant, Justin Lin n’avait guère fait mieux. Alors, forcément, on angoissait un peu en allant voir le troisième volet de la nouvelle ligne temporelle de Star Trek. Force est de constater que le sacripant a réussi à maintenir l’esprit de la série, ouvrant même davantage la voie du côté de la débrouillardise originelle, sans trop y sacrifier à l’actionner brutal, ce que nous redoutions par dessus-tout. Un bon Star Trek se devant avant tout d’être empreint de concepts politiques, écologiques et philosophiques avant que de conter une guerre. (suite…)

Comme des bêtes, l’incroyable voyage

Comme des bêtes, la dernière animation du studio créateur des Minions, réalisé par Yarrow Cheney et Chris Renaud, trouve sa place dans une longue tradition de films anthropomorphiques mettant principalement en scène des chiens, le meilleur ami de l’homme, et souvent destiné à combler les plages horaires de l’après-midi sur les chaînes hertziennes, quand elles l’étaient encore, à l’exception notable de quelques classique du grand écran, à l’image de la saga Beethoven ou de L’incroyable voyage. A cela près que l’animation apporte au projet une fluidité et une touche de fraîcheur qui n’est pas sans rappeler Zootopie, construit davantage comme une dystopie qu’un récit d’amitié homme/animal. (suite…)

[Avant-Première] War Dogs, des divergences entre moralité et légalité

Nous avons pu voir en avant-première, ce mardi 6 septembre, le dernier film du réalisateur de la saga Very Bad Trip. Dans War Dogs,qui sortira en salle le 14 septembre 2016, Todd Phillips adapte l’histoire, malheureusement anodine durant l’ère Bush, de deux amis trafiquant d’arme de basse envergure se faisant une petite place sur le marché de la mort. Sur un ton presque parodique, décrivant deux personnages détestables, Phillips tente en vain de développer une critique pertinente du système. (suite…)

Tarzan, fiction et histoire s’entremêlent au cœur de la jungle congolaise

David Yates, réalisateur des quatre derniers épisodes cinématographiques de la saga Harry Potter, revient cette année pour adapter un autre monument de la littérature anglo-saxonne : Tarzan. Tarzan, une nouvelle écrite, en 1912, pour les magasines pulp, par Edgar Rice Burroughs, et immédiatement transformée en objet marketing par l’auteur lui-même se verra décliner en vingt-cinq aventures romanesques, perpétué par la suite par d’autre écrivains, en bandes dessinée ou en romans. Au cinéma, c’est près de quarante-six versions, plus ou moins officielles, plus ou moins fidèles, qui seront mis en scène jusqu’à nos jours, et pas moins de vingt et un interprètes qui participeront à l’épopée. Le Tarzan de cette année n’est pas le plus fantaisiste replaçant l’intrigue dans un optique anti-colonialiste et écologiste. (suite…)