Comédie Musicale

[Avant-première] Free Dance, un étranger à New-York

Ce vendredi 29 juillet 2016, nous avons pu assister à l’avant-première de Free Dance, qui sortira le 3 août prochain. Contre toute attente, mais peut-être les fidèles lecteurs d’Une graine dans un Pot penseront qu’à force de voir des films Bollywood, notre tolérance a été relevé, et malgré une niaiserie évidente, ce film de Michael Damian sort légèrement du lot en mettant à l’honneur la musique classique. (suite…)

[Direct-to-Vidéo] Tokyo Tribe, maelström hip-hop, réquisitoire contre le rap de droite

Sono Sion est de ces réalisateurs si géniaux et avant-gardistes qui sont indubitablement, face à la frilosité des distributeurs, condamnés à sortir dans nos contrées en direct-to-vidéo. Lorsqu’il met en scène Tokyo Tribe, sorti grâce à Mad Movies et Wild Side, le 2 décembre 2015, et inspiré du manga éponyme de Santa Inoue, c’est un déferlement foutraque, un chaos organisé de violence graphique et symbolique qui éclabousse l’écran par sa radicalité étonnante. Détournant ses propres codes, Sion renvoi le rap game et la lente désagrégation politique du hip-hop à ce qu’ils sont : les signes d’une culture alternative malade de ces excès, devenue parangon de l’idéologie dominante, sexiste et capitaliste. (suite…)

[DVD] Comment c’est loin : comme un aimant

« J’suis d’retour avec ma sous-culture, ouais sauf que c’est nous l’futur, hein : c’est nous l’futur » scandé Orelsan dans son morceau Raelsan. Déjà prophétisé au cinéma par des œuvres tels que Comme un aimant de Kamel Saleh, scénarisé par Akhenaton, ce futur radieux reste aussi hypothétique que la jeunesse s’enlise dans l’ennui et le manque de perspectives. À l’occasion de la sortie en DVD de Comment c’est loin, le 19 avril prochain, co-réalisé par le rappeur normand et Christophe Offenstein, c’est l’occasion pour nous de revenir sur un rappeur à part, à cheval entre modernité et oldschool, à l’origine de quelques controverses et finalement sacré par le petit écran avec sa série Bloqués créée par sous l’égide de Kyan Khojandi. (suite…)

[Direct-to-Vidéo] Dance Off : deux équipes, deux sentences

Il est d’usage pour les producteurs hollywoodiens de sortir un film à succès de danse par an, histoire de satisfaire l’espace de 90 minutes quelques adolescentes boutonneuses en mal de vivre qui croient encore au prince charmant rencontré sur un air de salsa, pendant une belle nuit d’été. C’est le cas de Dance Off edité directement en DVD par Zylo et qui est sorti le 16 juin 2015. Il ne fera manifestement pas parti des plus belles romances ni des films romantiques de l’année que nous vous conseillerons. Le problème c’est que ce cher Brandon danse un mix de hip hop et de salsa en collant violet et en sweat-shirt tout à la fois et que ça ne choque personne ! Il est bien évidemment un enfant de la rue dont l’un des parents à malheureusement disparu…au choix soit sa pauvre mère est décédée lors de la mise bas de son beauf de fils, soit son cruel père s’est barré avec sa secrétaire après un séminaire à Philadelphie ? Dance Off fait dans la subtilité en choisissant la seconde option. Le pauvre Brandon (Shane Harper) est contraint de quitter sa ville natale, à l’âge de 9 ans, mais surtout sa partenaire de danse, Jasmine (Kathryn McCormick) avec qui il a passé toute son enfance. La séparation est déchirante ! Dans une scène particulièrement émouvante : Jasmine court derrière la voiture de Brandon, tandis que ce dernier pleure à chaudes larmes l’équivalent d’une piscine olympique.
(suite…)

Ricki and the flash, maelström de rock et de sentiments

Jonathan Demme, le réalisateur de Le silence des agneaux, qui fit ses débuts dans le cinéma de genre, notamment avec Cinq femmes à abattre aux côtés de Roger Corman, et qui marqua l’histoire du cinéma avec le très engagé Philadelphia (qui valu un oscar à Tom Hanks dont on avait parlé dans la chronique rétro sur Forrest Gump), revient cette année, entre deux documentaires tout aussi militants, avec Ricki and the flash, une comédie musicale aux accents dramatiques mais teintée d’espoir à propos du remords et du pardon.

(suite…)

Bajrangi Bhaijaan, des errances politiques à l’amitié des peuples, incursion au Cachemire

Diffusé en France depuis le 17 Juillet, Bajrangi Bhaijaan est le quatrième du réalisateur indien Kabir Khan. Celui-ci, ancien journaliste a commencé sa carrière de cinéaste en adaptant ses propres aventures dans l’Afghanistan post-taliban dans Kabul Express. Engagé, il a poursuivi avec New-York, ou il dissèque l’Amérique post-11 septembre. A la suite d’Ek Tha Tiger, film d’espionnage suivant l’imbroglio amoureux entre un espion indien et une espionne pakistanaise, Kabir Khan persiste et signe à critiquer les rapports désastreux entre les deux pays. Bref, à mettre les pieds dans le plat. Et il le fait avec une grâce sans pareil qui a propulser Bajrangi Bhaijaan, véritable fable sur l’amitié et la paix, à la place de deuxième meilleur box-office indien de tous les temps. (suite…)

I, une tromperie sur la marchandise

I, film indien en langue tamoul, est sortie en France, le 30 janvier 2015. Réalisé par S. Shankar, figure du cinéma kollywoodien, il réunit Chiyaan Vikram et l’actrice britannique Amy Jackson. Grand spectacle, enchaînant bastons et scène musicale, I tient autant du thriller que de la romance. Dommage que le budget semble avoir été constitué par une avalanche énervante de placement produits.
(suite…)

La famille Bélier : Sardou à la rescousse (sic) !

Le réalisateur de l’inénarrable Mais qui a tué Pamela Rose, Eric Lartigau que tous les fans de Kad et Olivier connaissent bien, revient pour son sixième long-métrage, La famille Bélier, une comédie familiale peinant à émouvoir réellement mais qui réussit à faire rire et à offrir quelques moments de grâce.
(suite…)

Happy New Year : danser, rire, s’aimer et s’unir malgré la crise

Happy New Year, le quatrième film de Farah Khan, l’une des plus célèbre chorégraphe indienne, sorti le 24 Octobre 2014 en Inde, est à apprécier comme une fête. Généreuse, cette comédie musicale s’étire sur trois heures bien rythmées par les pitreries d’un bande de joyeux lurons. Comme souvent, Farah Khan n’hésite pas à allier pure divertissement et constats politiques amers.

(suite…)

Kochadaiiyaan, quand Bollywood met une raclée à Hollywood

Film d’animation en capture-motion et pensé pour la 3D, Kochadaiiyaan est la dernière production indienne qui arrive, au compte-goutte, sur nos écrans depuis le 23 mai 2014. Une réelle bonne surprise tant, pour un budget modeste, la production affiche un rendu tout à fait honorable comparé à certaines productions occidentales en images de synthèse qui piquent les yeux. D’autant plus que le score de A. R. Rahman (compositeur de Slumdog Millionaire), et je ne parle pas ici des parties chantées, est sacrément entraînant.

(suite…)