Fantastique

Kaashmora, comédie fantastique et rock’n’roll

A mi-chemin entre comédie et film d’épouvante, Kaashmora est de ces pépites fantasques que seul l’Inde est capable de nous donner. Critique à peine voilée du mysticisme de ses concitoyens, Gokul ne s’interdit aucun excès scénographique, caricature à outrance ses personnages pour un résultat délirant et hilarant. (suite…)

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Tim, tout est pardonné !

Dire que l’on en avait soupé de Tim Burton, qu’on ne voyait plus en lui que l’ombre fugace de ce qu’il fut, c’est peu dire. Les souvenirs empreints de nostalgie en repensant à la folie furieuse de Beetlejuice, à la virtuosité de Batman, à l’univers onirique et poétique d’Edward aux mains d’argent et de Big Fish s’étaient peu à peu éteint avec le grandiloquent Charlie et la Chocolaterie (auquel on préféra la bien plus fidèle et touchante version de Mel Stuart, sortie en 1971), de la relecture mitonnée d’heroic-fantasy d’Alice au pays des merveilles, perdant son charme d’antan pour se métamorphosé en Jeanne d’Arc moderne et le désastreux et fort ennuyant Dark Shadow. Hormis le sympathique Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, le Burton de ces dernières années, avaient à nos yeux embués de déception, touché le fond. Avec Miss Peregrine et les enfants particuliers, franche réussite tant dans le domaine du rêve que de la comédie, qui dresse Eva Green dans un rôle de gentille protectrice, on peut affirmer que l’on avait un peu jeté le bébé avec l’eau du bain. (suite…)

[Direct-to-Vidéo] Vert Émeraude, parure en toc

Vert Émeraude de Felix Fuchssteiner et Katharina Schöde, sorti le 21 septembre 2016, directement en DVD, est le troisième volet de l’adaptation de La trilogie des gemmes de Kerstin Gier, véritable succès outre-Rhin. Se plaçant une gamme légèrement au-dessus des habituelles catastrophes industrielles émaillant l’industrie du film pour jeunes adultes, calibrées pour les plages horaires de l’après-midi en période de fête, le long-métrage, qui n’a rien de particulièrement exaltant, propose quand même une approche moins absconse qu’à l’habitude. (suite…)

[Rétro] Frankenhooker : Henenlotter, apôtre du mauvais goût ?

Frankenhooker, péloche fantasque de Frank Henenlotter, réalisateur falabraque, dont les plus jeunes (mais pas trop) auront peut-être vu Sex Addict, un délire incroyable sur deux humains modifiés à la recherche de l’amour, est sorti en DVD, le 7 septembre 2016, vingt-six ans après sa sortie américaine. S’il a connu une première vie dans les vidéo-clubs français, sa résurrection, c’est le cas de le dire, distille un brin de folie dont seules les productions des eighties avait le secret. (suite…)

Suicide Squad, sauvé par la hype

Suicide Squad reprend les codes qui ont directement propulsé Les gardiens de la galaxie dans la catégorie des films cultes : une bonne dose d’antihéros alliés à une bande son imparable. Ici, quelques morceaux de rock mythiques ont été repris à la sauce hip-hop. Une coolitude surexploitée par David Ayer, sauvant des eaux une scénarisation hasardeuse, fait de Suicide Squad, un moment plaisant pour dodeliner de la tête mais un piètre film héroïque, tout le contraire de son magnifique Fury. (suite…)

Insaisissables 2, un tour d’esbrouffe

Autant Insaisissable nous avait subjugué, rappelant que la magie du cinéma fantastique réside souvent dans une diégèse mystérieuse poussant le spectateur à accepter l’univers qu’on lui propose autant qu’à s’y projeter avec émerveillement et surprise. Autant Insaisissable 2, à trop vouloir en dire, gâche notre plaisir enfantin de se laisser tromper par l’illusionniste. (suite…)

[Direct-to-Vidéo] Mara et le démon de feu reste une tiède aventure

Mara et le démon de feu, sorti le 6 juillet 2016, fait partie de ces œuvres, sorties en Direct-to-Vidéo chez Metropolitan Filmexport, qui constituent l’exception faite à cette règle qui veut que l’audace soit rarement récompensée d’une sortie en salle. Cette aventure fauchée, digne des pires adaptations télévisuelles pour enfants, prendra certainement la place qui lui revient très rapidement dans les bacs à promotions des supermarchés discount, aux côtés des pâles imitations de Disney. Jouant sur tout les affects de l’adolescente lambda mal dans sa peau et en rébellion permanente, honteuse de ses parents, etc, etc, ce second film de Tommy Krappweis allie mauvais goût artistique et absence totale de volonté scénaristique. (suite…)

The Witch, dans l’antre du puritanisme

The Witch, premier long-métrage de Robert Eggers offre une plongée saisissante et effroyable dans le puritanisme et les superstitions des premiers colons britannique de Nouvelle-Angleterre. Sur fond de légende locale, il remonte aux sources des premières chasses aux sorcières, revers honteux d’un mysticisme béât. (suite…)

The Neon Demon : un symbolisme vide de sens

À l’image de ses héroïnes, le dernier long-métrage de Nicolas Winding Refn se vautre dans la prétention de sa beauté sans chercher à être autre chose qu’un manifeste arty. Avec The Neon Demon, Nicolas Winding Refn se mue en Terence Malik qui aurait voulu se mettre au cinéma de genre pour un résultat aussi esthétisant qu’il est pompeux et ennuyant. (suite…)