Philosophie

Les grands mythes (Volume 1) : miroirs de nos mots et de nos maux

Nous ne cessons pas de l’affirmez mais le catalogue de documentaires de qualité qui sort chez Arte (que vous pouvez retrouver sur leur page facebook) ne cessent de s’étoffer. Après que la chaîne ait diffusé Les grands mythes, une série documentaire, créée par François Busnel et réalisé par Sylvain Bergère, sur les différents aspects de la cosmogonie grecque, la maison d’édition la propose dans un coffret intégral. Passionnés d’histoire, nous ne pouvions pas laisser l’occasion de vous en parler. Mais l’œuvre est si complète que nous le ferons en quatre articles, chacun consacré à un volume. (suite…)

[Avant-première] Francofonia : ode philosophique et politique pour l’ouverture du festival de cinéma russe

Pour l’ouverture du 3ème Festival de cinéma russe de Nice, ce mardi 22 septembre 2015, nous a été présenté le dernier né d’un vieux routard du cinéma soviétique, Alexander Sokourov. Francofonia nous conte les méandres du musée du Louvre durant l’occupation de Paris par la Wehrmacht. En effet en juin 1940, après avoir saboter la préparation de la guerre, le gouvernement français et les classes dirigeantes abdiquent devant l’avancée de l’armée allemande. Paris est décrétée « ville ouverte » et la Wehrmacht entre triomphalement dans une capitale quasi déserte. Avec elle se succède les dirigeants du régime nazi venant observer et se délecter de leur nouvelle prise de guerre. (suite…)

Aux origines du carcan européen (1900-1960) : la France sous influence allemande et américaine

Dernier livre d’Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’Histoire contemporaine à l’université Paris VII, Aux Origines du carcan européen nous présente une histoire à contre-courant de l’Union européenne, basée sur des sources nombreuses et variées issues des courriers diplomatiques et de la presse patronale. Cette histoire, aux antipodes des béats de l’européisme a de quoi choquer. Et pour cause, pour Annie Lacroix-Riz, l’Europe ce n’est pas la paix, ce n’est pas l’amitié des peuples, mais bien une construction des classes dirigeantes, qui depuis plus d’un siècle cherchent à étendre leur pouvoir et leur richesse. (suite…)

Le langage de l’Empire : petit lexique de l’idéologie étasunienne

Avec son dernier livre, Le langage de l’Empire, Domenico Losurdo, Docteur en philosophie et Professeur à l’Université d’Urbino en Italie, auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire et la dimension philosophique de l’occident (Le Péché originel du XXème siècle aux éditions Aden ou Contre-histoire du libéralisme aux éditions La Découverte), mais aussi sur le mouvement communiste dont il est issu (Fuir l’histoire : la révolution russe et chinoise aujourd’hui aux éditions Delga/Le temps des Cerises ou Staline, histoire et critique d’une légende noire aux éditions Aden), analyse les termes de la novlangue (voir 1984 de Georges Orwell) et de l’idéologie dominante, toujours au service du plus fort, toujours au service de l’impérialisme dominant. (suite…)

La malfaçon : de la monnaie et de la souveraineté populaire.

Avec La Malfaçon, Frédéric Lordon, économiste et directeur de recherche au CNRS, analyse et donne une autre approche de la crise de la dette de la zone euro.
Vu comme ça, on se dit une nouvelle analyse, technique, reposant sur la théorie économique dominante. Non ! Il ne faut pas s’attendre à du Jacques Attali ou à du Michel Godet, c’est avant tout un livre décrivant des principes politiques et philosophiques, replaçant l’économie dans le champ des sciences humaines d’où quelques technocrates et autre lobbyistes veulent l’extraire pour en faire une science exacte. En effet, sans aucun doute, on discerne le goût de l’auteur pour Spinoza et sa pensée. Les envolées lyriques, qui démontre la vraie dextérité de l’auteur dans l’art de l’écriture, sont aussi légions, un peu trop d’ailleurs, ce qui en fait, de fait, un ouvrage à certain moment difficile à comprendre par un non initié. En tant que matheux je peux dire que certains passages ont nécessité plusieurs lectures. Mais cela a aussi l’avantage, passé le stade des difficultés de compréhension, de ne pas en faire un ouvrage rébarbatif et technique, on a parfois l’impression d’une véritable pièce de théâtre. (suite…)