Christian Estrosi

Titoff, 15 ans de scène, au soleil de Cimiez

Depuis quatre ans, sous l’impulsion du député-maire de Nice, Christian Estrosi, se déroule, début juin, une manifestation en l’honneur des rapatriés d’Algérie et des Harkis. Un drôle de festival, il faut dire, intitulé Au soleil des deux rives, mais où ne sont pas conviés les expatriés algériens et où l’élu aux relents xénophobe, confondant régulièrement république laïque et culte catholique, cultive, lors de discours enflammés, un révisionnisme historique nauséabond où il regrette les accords d’Evian, autrement dit l’indépendance d’un peuple et d’une nation, gagnée de hautes luttes. Si les douleurs et les mémoires sont partagés, il faudrait sûrement, cinquante-trois ans après l’indépendance algérienne, faire le deuil des rancœurs et inviter tout le monde à la table conviviale. Le député niçois préfère flatter le pire chez ses administrés.

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La tête haute, plaidoyer pour une justice à visage humain

Emmanuelle Bercot, qui vient de recevoir le prix d’interprétation féminine à Cannes pour Mon roi de Maïwenn, est aussi réalisatrice. Cette semaine est sortie en salle son dernier long métrage, La tête haute, un drame très fort porté par l’interprétation magistral du jeune Rod Paradot, véritable tête brûlée. Avec une approche quasi-documentaire, Bercot relate l’itinéraire d’un jeune désorienté et le suivi exemplaire de l’équipe socialo-juridique qui le suit avec beaucoup d’empathie, parfois trop. (suite…)

[Avant-première] L’homme qu’on aimait trop, le bourreau et la malheureuse

À Nice, ce mardi 15 Juillet était diffusé en avant-première, quelques heures avant la sortie nationale, le dernier film d’André Téchiné, L’homme qu’on aimait trop. Cette biographie partielle de Maurice Agnelet et Agnès Le Roux retrace l’histoire de leur rencontre et les circonstances troubles de la disparition de l’héritière du Palais de la Méditerranée. Téchiné réussit un instantané au plus proche malgré la complexité de l’affaire. Ni à charge ni à décharge, L’homme qu’on aimait trop, évite de tomber dans l’interprétation exagérée, malgré un inévitable aspect romancé et Téchiné livre un exercice réussi en traitant d’un fait divers macabre sans tomber dans le sordide. Tout le contraire d’Arcady.

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[Avant-Première] 24 jours : entre devoir de mémoire et récupération

Chez la graine, on aime bien les avants-premières. Parce qu’elles sont souvent révélatrices de la raison d’être d’un film. On n’a pas été déçu avec celle de 24 jours d’Alexandre Arcady, qui sort le 30 Avril. Hier soir à Nice, résumé d’une soirée qui sentait bon la récupération. Dans une salle comble, mais au trois quarts comblée d’invités.

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