Clint Eastwood

[Avant-Première] Sully, plongée dans l’injustice bureaucratique comme au cœur des eaux froides de l’Hudson

L’inspecteur Harry, infatigable chroniqueur de l’Amérique, reprend à nouveau la caméra, un an après le très subtil American Sniper. Toujours sur la brèche, à la fois patriote et observateur acerbe, Clint Eastwood plonge dans l’histoire aussi incroyable que banale d’un héros tourmenté par une bureaucratie aussi froide que les eaux de l’Hudson. (suite…)

Jane got a gun, mais ne s’en sert pas…

Sous-genre cinématographique qui a révélé tant de grands noms, en commençant par Sergio Leone, Ennio Moriccone ou encore Clint Eastwood, madeleine de Proust pour beaucoup de cinéphile, le western est peu à peu tombé en désuétude. Ce ne sont pas l’hommage poussif de Tarantino ni le dernier film de Gavin O’Connor, Jane got a gun qui vont lui redonner du souffle. On attend comme le messie chaque nouveau prétendant en espérant y retrouver cette ambiance si particulière que l’on affectionne fait d’attente, de tensions et de gueules cassées ravinées comme les grands espaces américains. Jane got a gun mais ne s’en sert pas. (suite…)

American Sniper, portrait d’une Amérique ambiguë

Le cinéma de l’oncle Clint ne laisse jamais indifférent. Notre cow-boy préféré, que l’on admirait, enfants, chez Leone, malgré une réputation de fervent républicain, a réussi bien souvent à brouiller les pistes lorsqu’il se situe derrière la caméra. Avec American Sniper, Eastwood se saisit de l’histoire controversée du plus efficace des snipers américains, Chris Kyle, pour en faire, comme à son habitude, un film personnel, intimiste et ambigu. (suite…)