Ennio Morricone

Jane got a gun, mais ne s’en sert pas…

Sous-genre cinématographique qui a révélé tant de grands noms, en commençant par Sergio Leone, Ennio Moriccone ou encore Clint Eastwood, madeleine de Proust pour beaucoup de cinéphile, le western est peu à peu tombé en désuétude. Ce ne sont pas l’hommage poussif de Tarantino ni le dernier film de Gavin O’Connor, Jane got a gun qui vont lui redonner du souffle. On attend comme le messie chaque nouveau prétendant en espérant y retrouver cette ambiance si particulière que l’on affectionne fait d’attente, de tensions et de gueules cassées ravinées comme les grands espaces américains. Jane got a gun mais ne s’en sert pas. (suite…)

Les huit salopards, l’Ouest en demi-teinte

Le pape des cinéphiles, qui parle à leurs tripes et à leurs cœurs avant de s’adresser à leur tête, a vraisemblablement désarçonné plus d’un aficionado tout en s’attirant les foudres d’une certaine presse n’ayant toujours pas accepter l’apport du film de genre à l’art cinématographique. Avec Les huit salopards, il est vrai que Tarantino adopte un style moins rythmé, plus lent qu’à l’accoutumé mais maîtrisé. Après tout n’est pas cela l’essence du western spaghetti qu’il affectionne tant ?
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[Direct-to-Vidéo] [Rétro] Qui l’a vue mourir ? La sérénissime rouge sang

Sorti directement en DVD chez The Ectasy Of Film, le 20 novembre 2015 et en bundle avec le magazine Mad Movies, Qui l’a vue mourir ? d’Aldo Lado, sorti en 1972, fait indéniablement partie de ces pièces méconnues du cinéma transalpin dont le travail d’éditeurs indépendants permet de partager enfin la saveur. Ce giallo a été sorti des affres de l’oublie pour le plus grand plaisir des amateurs du genre. Il se déploie à Venise, loin des clichés touristiques, dans la brume constante et dans les rues sales, donnant à voir les errements de l’aristocratie locale. George Lazenby, l’éphémère James Bond d’Au service secret de sa majesté y reprend du service, méconnaissable, dans le rôle d’un père aux abois voulant venger l’assassinat de sa fille. (suite…)

[Avant-première] En mai fais ce qu’il te plaît, de la fraternité sous les bombes

Ce dimanche 11 octobre 2015, nous avons eu la chance de pouvoir assister à l’avant-première de En mai fais ce qu’il te plaît, dernier long-métrage de Christian Carion, l’auteur de Joyeux Noël. Après la guerre des tranchés, la meurtrière et fratricide première guerre mondiale, le réalisateur et scénariste s’attaque à la seconde guerre mondiale du côté civil en suivant l’exode éprouvant des populations françaises pendant la défaite française de 1940. (suite…)