Festival du Cinéma Russe à Nice

[Avant-première] Ici les aubes sont calmes : l’innocence aux prises avec la barbarie

C’est avec ce dernier né du réalisateur russe Renat Davletiarov que nous concluons, dans une salle comble, le Festival du film russe de Nice. Ici les aubes sont calmes, est l’adaptation d’une nouvelle de Boris Vassiliev datant de l’époque soviétique. C’est aussi un grand classique du cinéma soviétique datant de 1972 qui est aujourd’hui remis au goût du jour dans une grande production digne des plus grands studios américains, même si Davletiarov se défend d’avoir voulu faire un remake. (suite…)

[Avant-première] Francofonia : ode philosophique et politique pour l’ouverture du festival de cinéma russe

Pour l’ouverture du 3ème Festival de cinéma russe de Nice, ce mardi 22 septembre 2015, nous a été présenté le dernier né d’un vieux routard du cinéma soviétique, Alexander Sokourov. Francofonia nous conte les méandres du musée du Louvre durant l’occupation de Paris par la Wehrmacht. En effet en juin 1940, après avoir saboter la préparation de la guerre, le gouvernement français et les classes dirigeantes abdiquent devant l’avancée de l’armée allemande. Paris est décrétée « ville ouverte » et la Wehrmacht entre triomphalement dans une capitale quasi déserte. Avec elle se succède les dirigeants du régime nazi venant observer et se délecter de leur nouvelle prise de guerre. (suite…)

[Avant-Première] Normandie-Niémen. Monologue. Deux patries, une seule voix fraternelle.

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En présence de Iegor Klimovitch, le réalisateur et de Kristina Abramian, la scénariste, nous avons pu assister, dans le cadre du 3ème Festival de cinéma russe de Nice, à l’avant-première du documentaire Normandie-Niémen. Monologue qui se propose de retracer l’épopée de l’escadrille franco-soviétique de la Seconde guerre mondiale. Recueillant les témoignages exceptionnels de quelques survivants et des familles des combattants, Normandie-Niémen. Monologue tente de parler d’une seule voix au nom de ceux qui se sont battus pour la liberté. Devant ce discours de concorde, on ne pouvait, en tant que français, que ressentir une honte légitime face au comportement indigne de François Hollande qui n’a pas assisté aux commémorations des 70 ans de la Grande guerre patriotique. Le directeur du Gosfilmofond de Russie, Nikolaï Borodatchev, a d’ailleurs amèrement regretter l’affront fait aux deux peuples amis. (suite…)

[Avant-première] Souschinski : la vérité sur la guerre ou l’autre Capa

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Pour immortaliser la seconde guerre mondiale, nous avions Robert Capa et cela nous suffisait jusqu’à présent. Grâce au 3ème festival du film russe à Nice, qui a débuté lundi 21 septembre avec une conférence d’Alexandre Sokourov, nous connaissons maintenant Vladimir Souschinski, reporter de guerre soviétique qui fit connaître à l’arrière, par son travail exceptionnel, l’avancée des troupes communistes vers la victoire contre l’Allemagne nazie. En présence de la réalisatrice, Anna Dorob, nous avons assisté à l’avant-première mondiale de Souschinski : la vérité sur la guerre, qui retrace la carrière courte et intense du cameraman devenu une idole dans son pays. A l’heure où, sans honte, les dirigeants occidentaux n’ont pas daigné convier la Russie aux commémorations des 70 ans de la capitulation allemande, il est plus que nécessaire de rappeler le rôle glorieux de l’Armée Rouge dans la libération de l’Europe.

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[Rétro] Amour et pigeons, ça roucoule en Russie!

Toujours à l’occasion du deuxième Festival du Cinéma Russe à Nice , nous continuons, après Le septième compagnon, notre voyage dans le cinéma russe, cette fois-ci au côté de Vladimir Menchov, l’un des rares réalisateurs soviétiques récompensé par un oscar outre-pacifique (pour Moscou ne croit pas aux larmes). Amour et pigeons, réalisé en 1984, est aujourd’hui considéré comme l’une des comédies les plus appréciées des Russes. Malgré une carrière tournée davantage vers son métier d’acteur (seulement cinq réalisations), Menchov reste l’un des réalisateurs russes les plus talentueux. (suite…)

[Rétro] Le septième compagnon, l’inexorable conquête révolutionnaire des coeurs

Du 22 au 28 Septembre 2014, la Cinémathèque de Nice accueille le deuxième Festival du Cinéma Russe à Nice. Le festival, organisé conjointement par le Ministère de la Culture de la Fédération de Russie, la ville de Nice et le Gosfilmofond, fait la part belle à toutes les sensibilités de la longue histoire du cinéma russe, diffusant des films récents et des chefs-d’œuvre de l’ère soviétique. À cette occasion, nous avons assisté à la projection du premier film de Alekseï Guerman, coréalisé avec Grigori Aronov en 1967, intitulé Le septième compagnon. Le film avait été rapidement retiré du circuit de distribution à sa sortie à cause de son héros atypique issu de la bourgeoisie. En première partie de la séance a été projeté le court-métrage Film, film, film. Ce film d’animation réalisé en 1968 par Fyodor Khitruk se donne, avec beaucoup d’humour, le but pédagogique d’expliquer le cheminement qui mène à la sortie d’un film. (suite…)