George A. Romero

[Interview] Vincent Orst, réalisateur du Périple, revient sur sa première aventure cinématographique en terre zombiesque

Il y a quelque temps, nous vous avions parlé du Périple, une agréable surprise dans l’univers du film d’horreur français. Nous avons obtenu une entrevue avec le réalisateur, Vincent Orst qui a pris le temps de revenir sur la genèse du projet, son propre périple et sur ses ambitions futures. (suite…)

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[Avant-première] Le périple, zombies à la sauce nissarde

Voilà deux ans que Vincent Orst, niçois d’adoption, nous préparait l’un des premiers long-métrage local à surfer sur la vague du revival zombie. Producteur, réalisateur et scénariste, le fringuant jeune homme a accueilli une foule dense pour la toute première projection, ce dimanche 18 septembre 2016, au Pathé Lingostière de Nice, accompagné des acteurs parmi lesquels Jean-François et Corinne Pastout ou encore Eric Collado, ancien membre des Nous c nous. Lorgnant davantage sur la comédie inspirée de Shaun Of The Dead que sur l’héritage purement romérien, Le périple nous entraîne gaiement sur les chemins de l’arrière-pays azuréen proposant une approche de série B assumée. (suite…)

American Nightmare 3 : Elections conclut un puissant triptyque politique !

Décidément la franchise American Nightmare frise le génie horrifique autant qu’elle excelle dans la satire en dépeignant sans crier gare une vision vitriolique de notre société. A l’image du travail de George A. Romero qui écrivit, avec sa saga zombiesque, d’épisode en épisode, un véritable manifeste politique, James DeMonaco clôt son triptyque, génial, avec une maturité que beaucoup pourrait lui envier. Il y est question de résistance citoyenne, de bravoure révolutionnaire et d’éthique politicienne. Trois visions de l’engagement en société que l’on voudrait opposer avec un populisme certain, manipulation par jeu de miroir déformant qu’American Nightmare – Élections balaye d’un revers de la main. (suite…)

[Direct-to-vidéo] Frankenstein, notre besoin de consolation est impossible à rassasier

Bernard Rose, connu pour avoir initié la saga horrifique Candyman, a vu son seizième long-métrage, sobrement intitulé Frankenstein, sortir directement pour le marché de la vidéo dans l’hexagone, le 8 mars 2016, par l’entremise de Mad Movies. Cette énième réécriture filmique du livre culte de Mary Shelley arrive-t-elle à justifier son existence ? Face à des nanars navrant comme I, Frankenstein ou des succès mitigés comme Docteur Frankenstein, traitant davantage des problèmes éthiques que des aspirations du monstre lui-même, la version du cinéaste britannique recentre le propos sur les états d’âmes philosophiques de la créature. Une idée qui n’est pas pour nous déplaire.
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[Direct-to-Vidéo] [Rétro] L’enfant-miroir, cauchemar éveillé et perte de l’innocence

Artiste protéiforme et méconnu, créateur de mondes oniriques où la qualité de la photographie dispute la palme aux scénarios captivants, Philip Ridley n’a pas eu la chance de connaître le retentissement qu’il mériterait dans l’Hexagone. A l’image de sa dernière œuvre, Heartless qui n’aurait pas connu le marché francophone sans le soutien du magazine Mad Movies, L’enfant-miroir, pourtant salué à Cannes en 1990, vient juste d’être édité chez Blaq Out (que vous pouvez retrouvez sur Facebook) et sortira le 17 novembre 2015. On y retrouve Viggo Mortensen dans l’un de ses tout premiers rôles. L’enfant-miroir restera surement, avec Martin de George A. Romero, l’un des films de vampires les plus insolites et captivants qu’il nous ait été donné de voir. (suite…)

[Rétro mais pas trop] Sinister & Sinister 2, un dialogue réussi entre classicisme et idée neuve

On avait parlé du pari quitte ou double d’aller voir un film produit par Blumhouse Production, les compères étant responsables du réussi Insidious, du magnifique Whiplash mais également des pitoyables Paranormal Activity ou du navrant Jessabelle que nous avions chroniqué, il y a un mois, pour sa sortie directement en DVD. Avec le diptyque Sinister, que nous avons eu la chance de voir en salle le même jour, la boite de production offre deux volets complémentaires, se répondant parfaitement. Le premier de Scott Derrickson (dont on a vu l’année dernière Délivre-nous du mal) œuvre dans un classicisme parfait et le second, qui vient de sortir, perpétue la série avec respect bien que Ciarán Foy prenne le partie d’inverser les points de vues. Un pari réussi qui évite au spectateur la déception d’une suite sans âme et sans saveur. (suite…)

[Rétro] Mad Max, crise de l’État libéral ?

A l’approche du quatrième épisode de la franchise Mad Max qui inaugurera mercredi prochain une nouvelle trilogie, les cinémas Pathé-Gaumont ont eu la bonne idée de rediffuser le premier du nom qui projeta Mel Gibson comme nouvelle star du grand écran. Georges Miller, qui offrira également au monde Les sorcières d’Eastwick, a consacré sa vie à sa franchise et a su créer un véritable univers à la fois emprunté à d’illustres prédécesseurs et précurseur d’une nouvelle génération.

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Projet Almanac, nauséeux « found footage » !

Avec Project Almanac, Dean Israelite réalise un premier film qui ne restera pas dans les annales. Tournée en « found footage », Project Almanac nous rappelle que cette technique de réalisation ne doit pas signifier que l’on tient sa caméra avec ses pieds.
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It follows, schizophrénie sexiste du genre horrifique

Le deuxième film de David Robert Mitchell, It follows remplis les salles se targuant sur son affiche d’être prenant et angoissant, ultra flippant, magnifiquement inventif et sublime. Une abondance de superlatifs qu’il convient de nuancer malgré une réalisation soignée et respectueuse de son héritage carpentien. Le film est aussi vilipendé, d’un côté par la presse bourgeois-bohème, l’Obs en tête , qui y voit une propagande pro-abstinence culpabilisante et d’un autre côté par certains militant féministe telle Diglee. Si la première analyse est totalement à côté de la plaque, celle de Diglee soulève un problème intéressant, le corps de la femme en tant qu’argument de vente. Toutefois, l’une comme l’autre passe à côté d’un aspect important de l’œuvre : Détroit et sa classe-moyenne. (suite…)

Cold in July, l’ombre d’un assaut

Magistral, transpirant l’ambiance carpentienne, Cold in July de Jim Mickle, dont c’est le quatrième film réunit Michael C. Hall, l’antihéros de la série Dexter et deux vieux de la vieille, Sam Shepard et Don Johnson pour un thriller n’en finissant pas de nous surprendre. (suite…)