Hoyt Axton

[Rétro] Gremlins ou le carnage festif

Il suffit de prendre quelques risques mesurés, de saisir mollement sa télécommande et de vagabonder de chaînes hertziennes en chaînes câblés pour mesurer l’immensité cosmique du vide qui habite le cinéma dédié aux fêtes de Noël. Et au milieu de tous ce cambouis, surgissent parfois quelques ovnis. C’est le cas de Gremlins de Joe Dante, emblématique des années 80 et de la constellation Spielberg, dont on s’étonne, à l’occasion de sa ressortie dans les salles obscures, qu’il fut plébiscité par toute une génération de gosses (et laissé négligemment à leur portée par des parents dépassés) malgré son caractère ouvertement horrifique. Une claque qui n’a rien perdu de sa superbe, génialissime coup d’épée dans le marasme sentimentaliste des productions stéréotypées d’hier et d’aujourd’hui. (suite…)