Jennifer Lawrence

Joy, le rêve américain à taille humaine

Après son magnifique Happiness Therapy et son non moins réussi American Bluff, David O. Russel remet en marche sa machine à rêve avec Joy, inspirée de la vie de Joy Mangano, présentatrice vedette de télé-achat et inventrice. Ce rêve, qui l’aurait cru, tout américain qu’il semble au premier abord, est nuancé et remis à échelle humaine. On en attendait pas moins de cet orfèvre des sentiments. Pour ce faire, il s’entoure de ses acteurs fétiches, Jennifer Lawrence, Bradley Cooper et Robert de Niro. (suite…)

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Hunger Games – La révolte (Partie 2), conserver une vigilance citoyenne

Après avoir encouragé la solidarité, mis en exergue la manipulation médiatique puis exalter les sentiments révolutionnaires, sans jamais oublié d’en saisir les ambiguïtés, la saga Hunger Games a livré son dernier volet, à nouveau réalisé par Francis Lawrence. A l’origine pastiche de Battle Royale, la série a su se doter d’une véritable identité et d’un sous-texte politique très prégnant. Au contraire de Divergente, la tétralogie Hunger Games ne prends pas ses spectateurs, même adolescent, pour des idiots, sachant allier réflexion et grand spectacle. Hunger Games – La révolte (Partie 2) s’applique à rendre la révolution au peuple, seul en mesure de la mener à terme, de contrôler les chemins qu’elle emprunte, la laissant hors des sentiers de la guerre et de la dictature. (suite…)

Hunger Games : La révolte (Partie 1), ressentir l’injustice au plus profond de son coeur

Nous n’allons pas cacher notre joie, chez la Graine, on attendait avec impatience la sortie d’Hunger Games : La révolte (Partie 1) de Francis Lawrence. Parce que Jennifer Lawrence a prouvé qu’elle était une grande actrice chez David O. Russell (Happiness Therapy et American Bluff) et a porté haut les germes d’une révolte salutaire dans Hunger Games : L’embrasement. Parce que Josh Hutcherson nous a bluffé dans Paradise Lost. Parce qu’Hunger Games est très loin de se limiter à une pauvre saga pour adolescent type Twilight et se distingue de plus en plus comme une véritable critique pas si dystopique que ça de notre propre monde. Après avoir mis une claque impérieuse et nécessaire à la société du spectacle, à l’immonde télé-réalité, à la marchandisation des corps (voir la critique du deuxième épisode), la série se tourne maintenant vers l’affrontement fatal. Après avoir posé les failles du système et son inhumanité, il s’agit de le combattre. Bienvenue au district 13. (suite…)

X-Men : Days of Future Past, le paradoxe Singer

X-Men : Days of the future past, réalisé par Bryan Singer, réunit, dans la lignée de la franchise, une belle brochette de stars. Toujours centré autour de l’altérité, cet épisode apporte à l’édifice, l’usage des paradoxes temporels comme fil conducteur d’une saga cherchant à se réinventer sans cesse. L’occasion de réconcilier des ennemis de longues dates au nom d’une cause commune. Un film à l’image de la brouille maintenant oubliée entre Singer et Marvel, tandis que Matthew Vaughn s’impose comme le nouveau scénariste de la saga.

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American Bluff, tel est pris qui croyait prendre!

David O. Russel, déjà responsable du très réussi Hapiness Therapy, récidive avec American Bluff. Bluffer, c’est sûrement le terme qui s’applique le mieux. Le film démarre tranquillement pour finir sur les chapeaux de roues. Tour d’horizon.

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Hunger Games – L’embrasement, société du spectacle

Alors qu’Hunger Games décevait en voulant créer un placebo du très réussi grand frère japonais Battle Royale, le second épisode, réalisé par Francis Lawrence, intitulé l’embrasement tient les promesses du cliffhanger du premier. C’est que l’on aurait tort de considérer la franchise uniquement par son seul aspect blockbuster pour adolescent. Au contraire, il cultive un vrai sens du discours social et politique qui commence à véritablement prendre sa place dans l’intrigue.

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