John Carpenter

[Rétro] Massacre à la tronçonneuse, danse macabre au crépuscule d’un monde mourant

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Ce jeudi 19 Octobre 2017, nous avons pu assister à la projection de la version restaurée de Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper, un film culte qui comme beaucoup, le devint à posteriori. Inspirée par les forfaits d’Ed Gein, celui-là même qui inspira également Hitchcock pour Psychose, le film, sorti en France en 1974, n’eut le droit qu’à une seule semaine d’exploitation en salle avant d’être interdit. Interdiction qui ne fut levé que huit ans plus tard et qui fit les choux gras de l’éditeur de VHS René Chateau. Les cercles de cinéphiles se cotisait alors pour acheter la cassette vendue à des prix exorbitants. D’où venez un tel engouement ? Pas seulement de l’attrait évident de braver l’interdit car Massacre à la tronçonneuse, aujourd’hui quadragénaire, n’a rien perdu de sa force hypnotique, de sa vigueur angoissante, de sa virtuosité. (suite…)

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Big Trouble in Little China : L’enfer de Midnight Road et les fantômes des tempêtes, le retour fracassant de Jack Burton

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Big John, quasi septuagénaire, semble avoir pris sa retraite cinématographique. Depuis The Ward, sorti en 2011, le talentueux réalisateur a tout simplement disparu des radars… Ou presque, puisqu’il a collaboré à la suite des aventures de Snake Plissken en Comics au côté du scénariste Christopher Sebela et de du dessinateur Diego Barreto. Cette année, dans la même veine, sort aux éditions Réflexions, Big Trouble in Little China : L’enfer de Midnight Road et les fantômes des tempêtes, suite fantasque et hilarante des Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin, co-écrit cette fois-ci avec Eric Powell et portant Brian Churilla aux dessins. La carrière prolifique du maître de l’horreur emprunte des voix inattendues dans lesquels nous n’avons pu que nous jeter à tombeau ouvert. (suite…)

[Rétro] Scream, un cri court dans la nuit pour une postérité durable

A l’occasion de la ressorti de Scream en salle, le 21 octobre 2016, dans le cadre des séances Il était une fois…, présentées par Philippe Rouyer, nous avons pu revoir sur grand écran, ce classique du cinéma d’horreur américain, film somme de Wes Craven, aux allures parodiques, qui n’en étale pas moins sa science avec maestria et a participé à ressusciter un sous-genre qui déclinait, le slasher et demeure aujourd’hui incontournable. (suite…)

[Avant-première] Le périple, zombies à la sauce nissarde

Voilà deux ans que Vincent Orst, niçois d’adoption, nous préparait l’un des premiers long-métrage local à surfer sur la vague du revival zombie. Producteur, réalisateur et scénariste, le fringuant jeune homme a accueilli une foule dense pour la toute première projection, ce dimanche 18 septembre 2016, au Pathé Lingostière de Nice, accompagné des acteurs parmi lesquels Jean-François et Corinne Pastout ou encore Eric Collado, ancien membre des Nous c nous. Lorgnant davantage sur la comédie inspirée de Shaun Of The Dead que sur l’héritage purement romérien, Le périple nous entraîne gaiement sur les chemins de l’arrière-pays azuréen proposant une approche de série B assumée. (suite…)

[Direct-to-Vidéo] [Rétro] La galaxie de la terreur, ridicule cosmique !

Nous revenons régulièrement dans nos lignes sur la carrière de Roger Corman, producteur prolifique de série Z, qui a marqué tout une époque de cinéphile adepte de vidéoclub et qui a permis à un grand nombre de petites mains du cinéma fantastique de se faire un nom en lançant leur carrière. C’est le cas de James Cameron, qui sur le tournage de La galaxie de la terreur de Bruce D. Clark, sorti directement en vidéo, le 20 mars 2016, soit trente-cinq après sa sortie en salle, à l’initiative de Mad Movies et de Bach Films, a rencontré Bill Paxton qui deviendra l’un de ses collaborateurs les plus proches. Cinq ans plus tard, en 1986, il signera Alien, le retour.
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[Rétro] Mad Max, crise de l’État libéral ?

A l’approche du quatrième épisode de la franchise Mad Max qui inaugurera mercredi prochain une nouvelle trilogie, les cinémas Pathé-Gaumont ont eu la bonne idée de rediffuser le premier du nom qui projeta Mel Gibson comme nouvelle star du grand écran. Georges Miller, qui offrira également au monde Les sorcières d’Eastwick, a consacré sa vie à sa franchise et a su créer un véritable univers à la fois emprunté à d’illustres prédécesseurs et précurseur d’une nouvelle génération.

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Lost River, quand la beauté irradie la noirceur du monde

Pour son premier film, Lost River, Ryan Gosling laisse émerger cette sensibilité à fleur de peau qu’il laissait poindre en tant qu’acteur. Film onirique sur fond de crise financière, portrait d’une Amérique fantomatique, Lost River sublime ses personnages et ses acteurs tout en mettant en lumière la folie et la dureté d’un monde devenu inique. (suite…)

Projet Almanac, nauséeux « found footage » !

Avec Project Almanac, Dean Israelite réalise un premier film qui ne restera pas dans les annales. Tournée en « found footage », Project Almanac nous rappelle que cette technique de réalisation ne doit pas signifier que l’on tient sa caméra avec ses pieds.
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It follows, schizophrénie sexiste du genre horrifique

Le deuxième film de David Robert Mitchell, It follows remplis les salles se targuant sur son affiche d’être prenant et angoissant, ultra flippant, magnifiquement inventif et sublime. Une abondance de superlatifs qu’il convient de nuancer malgré une réalisation soignée et respectueuse de son héritage carpentien. Le film est aussi vilipendé, d’un côté par la presse bourgeois-bohème, l’Obs en tête , qui y voit une propagande pro-abstinence culpabilisante et d’un autre côté par certains militant féministe telle Diglee. Si la première analyse est totalement à côté de la plaque, celle de Diglee soulève un problème intéressant, le corps de la femme en tant qu’argument de vente. Toutefois, l’une comme l’autre passe à côté d’un aspect important de l’œuvre : Détroit et sa classe-moyenne. (suite…)

Cold in July, l’ombre d’un assaut

Magistral, transpirant l’ambiance carpentienne, Cold in July de Jim Mickle, dont c’est le quatrième film réunit Michael C. Hall, l’antihéros de la série Dexter et deux vieux de la vieille, Sam Shepard et Don Johnson pour un thriller n’en finissant pas de nous surprendre. (suite…)