Keanu Reeves

John Wick, justicier torturé et imaginaire comics

Chad Stahelski, l’un des principaux cascadeurs ayant remplacé Keanu Reeves (notamment dans Point Break et Matrix Reloaded), s’associe à David Leitch, également voltigeur, pour coréaliser leur premier film, John Wick. En vertu de leur amitié de longue date, l’acteur canadien était une évidence pour incarner cet ancien malfrat repenti que la vengeance remet sur les rails. Loin d’être une mauvaise surprise, John Wick sentait bon le nanar et ne déçoit que sur cet unique point. C’est en réalité une sacré bonne série B à la réalisation soignée et à la photographie léchée en teinte de gris bleutés. Pour couronner le tout, on y retrouve une belle brochette d’acteur que l’on prendra plaisir à reconnaître, issus de série aussi culte que The Wire (Lance Reddick) ou Game of Thrones (Alfie Allen). (suite…)

47 Rônin : une fresque japonaise sans surprise

Pour son premier long métrage, le réalisateur Carl Erik Rinsch nous plonge dans le monde fantastique du Japon féodal. L’histoire se déroule au XVIème siècle, le Japon est une terre fermée, interdite aux étrangers, seuls les Hollandais se voient octroyer une petite île pour y installer un comptoir. En 1701 le daimyo (sorte de seigneur féodal) d’Ako reçut la visite du grand Shogun Tokugawa Tsunayoshi qui arriva dans son château escorté de Yoshinaka Kira (Tadanobu Asano), grand rival du seigneur d’Ako. Le maître d’Ako tenta d’assassiner son adversaire dans son sommeil et fut condamné au suicide rituel des samouraïs, le seppuko. Ses samouraïs, alors laissés sans chef, furent condamnés à l’exile et devinrent des rônins, des chevaliers errants. Ils préparèrent un complot pendant deux ans pour assassiner le seigneur Kira. (suite…)