Mary Shelley

[Rétro] Frankenhooker : Henenlotter, apôtre du mauvais goût ?

Frankenhooker, péloche fantasque de Frank Henenlotter, réalisateur falabraque, dont les plus jeunes (mais pas trop) auront peut-être vu Sex Addict, un délire incroyable sur deux humains modifiés à la recherche de l’amour, est sorti en DVD, le 7 septembre 2016, vingt-six ans après sa sortie américaine. S’il a connu une première vie dans les vidéo-clubs français, sa résurrection, c’est le cas de le dire, distille un brin de folie dont seules les productions des eighties avait le secret. (suite…)

[Direct-to-vidéo] Frankenstein, notre besoin de consolation est impossible à rassasier

Bernard Rose, connu pour avoir initié la saga horrifique Candyman, a vu son seizième long-métrage, sobrement intitulé Frankenstein, sortir directement pour le marché de la vidéo dans l’hexagone, le 8 mars 2016, par l’entremise de Mad Movies. Cette énième réécriture filmique du livre culte de Mary Shelley arrive-t-elle à justifier son existence ? Face à des nanars navrant comme I, Frankenstein ou des succès mitigés comme Docteur Frankenstein, traitant davantage des problèmes éthiques que des aspirations du monstre lui-même, la version du cinéaste britannique recentre le propos sur les états d’âmes philosophiques de la créature. Une idée qui n’est pas pour nous déplaire.
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Docteur Frankenstein, de l’éthique comme rempart à l’obscurantisme et aux savants fous

Docteur Frankenstein, le dernier film de Paul McGuiguan, apparaît comme une œuvre virtuose à côté des derniers méfaits du monstre tel I, Frankenstein de Stuart Beattie, véritable horreur cinématographique toute de CGI dégoulinante. Docteur Frankenstein reprend les traditionnels sous-textes de l’œuvre, à savoir la dichotomie entre foi et science, l’éthique et la responsabilité scientifique, le remord et la vengeance. Loin, très loin du déroulement narratif du livre de Mary Shelley, source inextinguible d’adaptations, le film est écrit comme une séquelle, non exempte de défaut mais tout à fait convenable dans laquelle James McAvoy et Daniel Radcliffe tirent leur épingle (ou devrait-on dire leur boulon) du jeu. (suite…)

Crimson Peak, quand l’esthétique ne suffit plus à rehausser une narration banale…

Avec Crimson Peak, Guillermo del Toro revient à ses premiers amours, l’épouvante et le fantastique. Un retour attendu par les fans après un Pacific Rim, un brin trop kawaii si l’on ose dire, qui ne combla pas les attentes de tout le monde. Malheureusement, le réalisateur mexicain livre une œuvre au style victorien, dont l’influence à peine cachée est principalement celle de Mary Shelley, et qui, bien que magnifiquement mise en scène, se révèle somme toute assez banale. On est loin de inattendu qui nous avait émerveiller, fait rêver et inquiéter à l’époque du Labyrinthe de Pan. (suite…)