Quentin Tarantino

[Direct-to-Vidéo] Tokyo Tribe, maelström hip-hop, réquisitoire contre le rap de droite

Sono Sion est de ces réalisateurs si géniaux et avant-gardistes qui sont indubitablement, face à la frilosité des distributeurs, condamnés à sortir dans nos contrées en direct-to-vidéo. Lorsqu’il met en scène Tokyo Tribe, sorti grâce à Mad Movies et Wild Side, le 2 décembre 2015, et inspiré du manga éponyme de Santa Inoue, c’est un déferlement foutraque, un chaos organisé de violence graphique et symbolique qui éclabousse l’écran par sa radicalité étonnante. Détournant ses propres codes, Sion renvoi le rap game et la lente désagrégation politique du hip-hop à ce qu’ils sont : les signes d’une culture alternative malade de ces excès, devenue parangon de l’idéologie dominante, sexiste et capitaliste. (suite…)

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Theri, le justicier au grand coeur

Theri, deuxième film d’Atlee, nouveau venu sur la scène tamoule, réunit trois acteurs stars, Vijay, Samantha et Amy Jackson pour un long métrage explosif, flirtant avec la série B policière, donc résolument foutraque par instant, mais dont le scénario est aussi émouvant qu’engagé, pour un résultat génialement dosé. (suite…)

Jane got a gun, mais ne s’en sert pas…

Sous-genre cinématographique qui a révélé tant de grands noms, en commençant par Sergio Leone, Ennio Moriccone ou encore Clint Eastwood, madeleine de Proust pour beaucoup de cinéphile, le western est peu à peu tombé en désuétude. Ce ne sont pas l’hommage poussif de Tarantino ni le dernier film de Gavin O’Connor, Jane got a gun qui vont lui redonner du souffle. On attend comme le messie chaque nouveau prétendant en espérant y retrouver cette ambiance si particulière que l’on affectionne fait d’attente, de tensions et de gueules cassées ravinées comme les grands espaces américains. Jane got a gun mais ne s’en sert pas. (suite…)

[Rétro] Kill Bill (Volume 1 et 2), l’orfèvre Tarantino

L’occasion nous a été offerte de revoir Kill Bill (Volume 1) et Kill Bill (Volume 2) sur grand écran. L’occasion, également, de nous rappeler avec force la folie qui œuvrait dans l’œuvre de Tarantino, il y a maintenant treize ans. Et de raviver ce que nous avons ressenti devant Les huit salopards. Il fut un temps où la musique habitait littéralement l’œuvre du réalisateur cinéphile, où chaque plan faisait office de référentiel passionnel, où sa mise en scène regorgeait de surprise et d’idée. Retour sur un chef-d’œuvre.
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Les huit salopards, l’Ouest en demi-teinte

Le pape des cinéphiles, qui parle à leurs tripes et à leurs cœurs avant de s’adresser à leur tête, a vraisemblablement désarçonné plus d’un aficionado tout en s’attirant les foudres d’une certaine presse n’ayant toujours pas accepter l’apport du film de genre à l’art cinématographique. Avec Les huit salopards, il est vrai que Tarantino adopte un style moins rythmé, plus lent qu’à l’accoutumé mais maîtrisé. Après tout n’est pas cela l’essence du western spaghetti qu’il affectionne tant ?
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Thirst, première création prometteuse de The Shifted

The Shifted, groupe de rock alternatif de la scène niçoise, vient de sortir son premier EP. Les jeunes musiciens à l’emploi du temps très chargé ont heureusement trouvé le temps d’enregistrer une petite pépite énergique et prometteuse, entre deux concerts et deux festivals où ils jouent aux côtés de XY, Adam Bomb ou encore Stoned Jésus . Thirst, enregistré au Studio Phantom à Antibes, reflète leur soif inextinguible de produire un rock de qualité influencé par les influences diverses de ses membres.

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[Direct-to-vidéo] Thriller, violente plongée dans le système prostitueur

Thriller, film suédois de Bo Arne Vibenius, sortira en DVD le 18 août 2015. Grâce au magasine Mad Movies qui le sort en pack ce mois-ci, nous avons pu redécouvrir en avant-première cet ovni précurseur, sorti en 1974, deux ans après La dernière maison sur la gauche de Wes Craven, source avouée d’inspiration pour Quentin Tarantino lorsqu’il réalisa son diptyque Kill Bill. En version intégrale et non censuré, Thriller oscille entre drame social et film d’action, entre voyeurisme pornographique et dénonciation féministe. Un drôle de mélange pour un film devenu culte. (suite…)

[Avant-Première – Direct-to-Vidéo] Kundo, désunis nous sommes des brigands, unis nous sommes le peuple !

Malgré qu’on le classerait volontiers dans le top 50 des films d’art martiaux, Kundo, quatrième film du réalisateur sud-coréen Jong-bin Yoon, malgré de grandes qualités n’aura pas la chance de sortir dans les salles française. Le circuit de distribution des films en provenance d’Asie est dramatiquement faible et grand nombre de chef d’œuvre n’atteignent jamais nos frontières. Grâce à Metropolitan Films (que vous pouvez retrouvez sur Facebook), les amateurs de chorégraphie enlevées, d’humour et de films historiques engagés vont pouvoir découvrir un véritable bijou cinématographique venu du pays du matin frais qui sortira le 2 juillet 2015 en DVD. (suite…)

[Rétro] Léon, le tueur qui nous voulait du bien

Un peu déçu par Lucy, efficace mais vide, nous avions oublié comment Luc Besson avait construit notre imaginaire cinéphile. En 1995, à la sortie de Léon, beaucoup de notre génération ne l’ont pas vu sur grand écran, mais avait pu le visionner sur VHS, souvent piratée. Par ses scènes violemment rythmées, son histoire d’amour borderline, sa morale équivoque, Léon nous a inconsciemment marqué. Toutes proportions gardées, Luc Besson, c’est un peu notre Tarantino frenchie. Nul autre que lui ne sait mieux réinterpréter à sa sauce les codes du cinéma de genre et réussir à multiplier les références sans s’enliser. Ce mardi 25 Novembre, Léon bénéficiait d’une ressortie en salle dans les réseaux des cinémas Pathé. (suite…)

Lucy, la métaphysique pour les nuls

Luc Besson, prolifique réalisateur français, parmi les plus Américains de l’hexagone, réalise cette année son seizième long-métrage, Lucy. À la suite de Nikita, du Cinquième élément, de Jeanne d’Arc, et plus récemment de The Lady, Luc Besson met à nouveau au cœur de sa création, une femme forte à la tendance sacrificielle. Lucy est un condensé de ce qui rend Besson à la fois génial et abscons, ne laissant jamais ni le spectateur ni les critiques indifférents.

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