Samuel L. Jackson

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Tim, tout est pardonné !

Dire que l’on en avait soupé de Tim Burton, qu’on ne voyait plus en lui que l’ombre fugace de ce qu’il fut, c’est peu dire. Les souvenirs empreints de nostalgie en repensant à la folie furieuse de Beetlejuice, à la virtuosité de Batman, à l’univers onirique et poétique d’Edward aux mains d’argent et de Big Fish s’étaient peu à peu éteint avec le grandiloquent Charlie et la Chocolaterie (auquel on préféra la bien plus fidèle et touchante version de Mel Stuart, sortie en 1971), de la relecture mitonnée d’heroic-fantasy d’Alice au pays des merveilles, perdant son charme d’antan pour se métamorphosé en Jeanne d’Arc moderne et le désastreux et fort ennuyant Dark Shadow. Hormis le sympathique Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, le Burton de ces dernières années, avaient à nos yeux embués de déception, touché le fond. Avec Miss Peregrine et les enfants particuliers, franche réussite tant dans le domaine du rêve que de la comédie, qui dresse Eva Green dans un rôle de gentille protectrice, on peut affirmer que l’on avait un peu jeté le bébé avec l’eau du bain. (suite…)

Tarzan, fiction et histoire s’entremêlent au cœur de la jungle congolaise

David Yates, réalisateur des quatre derniers épisodes cinématographiques de la saga Harry Potter, revient cette année pour adapter un autre monument de la littérature anglo-saxonne : Tarzan. Tarzan, une nouvelle écrite, en 1912, pour les magasines pulp, par Edgar Rice Burroughs, et immédiatement transformée en objet marketing par l’auteur lui-même se verra décliner en vingt-cinq aventures romanesques, perpétué par la suite par d’autre écrivains, en bandes dessinée ou en romans. Au cinéma, c’est près de quarante-six versions, plus ou moins officielles, plus ou moins fidèles, qui seront mis en scène jusqu’à nos jours, et pas moins de vingt et un interprètes qui participeront à l’épopée. Le Tarzan de cette année n’est pas le plus fantaisiste replaçant l’intrigue dans un optique anti-colonialiste et écologiste. (suite…)

[Rétro] Kill Bill (Volume 1 et 2), l’orfèvre Tarantino

L’occasion nous a été offerte de revoir Kill Bill (Volume 1) et Kill Bill (Volume 2) sur grand écran. L’occasion, également, de nous rappeler avec force la folie qui œuvrait dans l’œuvre de Tarantino, il y a maintenant treize ans. Et de raviver ce que nous avons ressenti devant Les huit salopards. Il fut un temps où la musique habitait littéralement l’œuvre du réalisateur cinéphile, où chaque plan faisait office de référentiel passionnel, où sa mise en scène regorgeait de surprise et d’idée. Retour sur un chef-d’œuvre.
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Les huit salopards, l’Ouest en demi-teinte

Le pape des cinéphiles, qui parle à leurs tripes et à leurs cœurs avant de s’adresser à leur tête, a vraisemblablement désarçonné plus d’un aficionado tout en s’attirant les foudres d’une certaine presse n’ayant toujours pas accepter l’apport du film de genre à l’art cinématographique. Avec Les huit salopards, il est vrai que Tarantino adopte un style moins rythmé, plus lent qu’à l’accoutumé mais maîtrisé. Après tout n’est pas cela l’essence du western spaghetti qu’il affectionne tant ?
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Kingsman : Services secrets, alliance parfaite entre l’hommage et la parodie

Matthew Vaughn, réalisateur du fantastique Kick-Ass et du très réussi X-Men : Le commencement, reprend du service, c’est le cas de le dire, dans la comédie d’espionnage avec le frénétique Kingsman : Services secrets, adapté du comics éponyme de Mark Millar. Porté par Colin Firth, décidément parfait dans tous les rôles (également dans Magic in the moonlight et Avant d’aller dormir), Samuel L. Jackson, un brin cabotin et Michael Caine avec maestria, Kingsman : Services secrets est une véritable explosion de rire et d’action lançant le jeune Taron Egerton à la poursuite de ses aînés.
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