Sebastian Stan

Captain America : Civil War, mais qu’ils en meurent !

Captain America : Civil War se plante là comme un troisième épisode fantôme de la franchise Avengers, cette saga qui se paie le luxe de présenter une équipe de personnages détestables et de centrer l’intrigue uniquement sur la détestation qu’ils peuvent susciter. A bout de souffle, l’arrivée des frères Russo ne réussit pas à sauver les Avengers d’eux-même, se contentant de répéter la même recette que dans Avengers : L’ère d’Ultron. On en vient à rêver que cette guerre civile mette vraiment fin à leurs agissements et que l’on revienne à plus de créativité et de subtilité. A l’image de Zemo, on ne rêve plus que d’une chose : débarrasser la Terre de cette engeance dégénérée et interventionniste, reflet de l’US Army.

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Seul sur Mars, survivre par le rire

Ridley Scott est un réalisateur qui a pour lui d’avoir bercé toute une génération. Impossible de compter tous les succès d’estime qui se sont transformés instantanément en succès de box-office. Les aficionados de film de science-fiction et de film noir reconnaissent en cet homme, l’un de leur parrain, et se rappelle ému des premières fois où ils ont pu voir Alien, le huitième passager ou Blade Runner, Thelma et Louise ou Hannibal. Pour certain, dont nous sommes, les années 2000 ont été celle du divorce avec les assommants péplums Gladiator et Kingdom of Heaven. Reste que pour clore cette période, Ridley nous a offert un puissant et magnifique Exodus : Gods And Kings dont la réflexion à plusieurs niveaux le différenciait des précédents cités en lui donnant un aspect science-fictionel prégnant. Cette année, le maître revient avec Seul sur Mars, un feel good movie spatial, inattendu mais rafraîchissant.
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Ricki and the flash, maelström de rock et de sentiments

Jonathan Demme, le réalisateur de Le silence des agneaux, qui fit ses débuts dans le cinéma de genre, notamment avec Cinq femmes à abattre aux côtés de Roger Corman, et qui marqua l’histoire du cinéma avec le très engagé Philadelphia (qui valu un oscar à Tom Hanks dont on avait parlé dans la chronique rétro sur Forrest Gump), revient cette année, entre deux documentaires tout aussi militants, avec Ricki and the flash, une comédie musicale aux accents dramatiques mais teintée d’espoir à propos du remords et du pardon.

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