Tim Burton

Miss Peregrine et les enfants particuliers : Tim, tout est pardonné !

Dire que l’on en avait soupé de Tim Burton, qu’on ne voyait plus en lui que l’ombre fugace de ce qu’il fut, c’est peu dire. Les souvenirs empreints de nostalgie en repensant à la folie furieuse de Beetlejuice, à la virtuosité de Batman, à l’univers onirique et poétique d’Edward aux mains d’argent et de Big Fish s’étaient peu à peu éteint avec le grandiloquent Charlie et la Chocolaterie (auquel on préféra la bien plus fidèle et touchante version de Mel Stuart, sortie en 1971), de la relecture mitonnée d’heroic-fantasy d’Alice au pays des merveilles, perdant son charme d’antan pour se métamorphosé en Jeanne d’Arc moderne et le désastreux et fort ennuyant Dark Shadow. Hormis le sympathique Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, le Burton de ces dernières années, avaient à nos yeux embués de déception, touché le fond. Avec Miss Peregrine et les enfants particuliers, franche réussite tant dans le domaine du rêve que de la comédie, qui dresse Eva Green dans un rôle de gentille protectrice, on peut affirmer que l’on avait un peu jeté le bébé avec l’eau du bain. (suite…)

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Alice de l’autre côté du miroir : des merveilles si convenues

Le premier épisode d’Alice au Pays des Merveilles, réalisé par Tim Burton, nous avait laissé de glace, lorgnant bien trop vers un Seigneur des Anneaux revisité par Jeanne d’Arc. Alice de l’autre côté du miroir de James Bobin, bien moins grandiloquent, perd cet aspect baroque pour revenir à une imagerie plus proche de l’oeuvre originale. Mais l’un comme l’autre ont totalement travesti et le sens et l’esprit enfantin de Lewis Carroll et peinent à nous émerveiller tout autant. (suite…)

Birdman, l’envers du décor déploie ses ailes

Le dernier film du réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu, Birdman, ne manque pas de faire parler de lui, depuis la Cérémonie des Oscars du 22 février 2015, où il fût récompensé, à quatre reprises, des convoitées Academy Awards, dont l’Oscar du Meilleur film et du Meilleur réalisateur. Autant dire que l’élite hollywoodienne a salué le film, en toute ironie et en dépit d’avoir été l’objet des principales critiques exposées dans cet œuvre. Iñárritu s’adonne à une vision particulièrement contestataire de l’industrie du cinéma et des multiples séquelles sur la vie des acteurs la servant.

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