Virginie Efira

Elle : Verhoeven, pervers pas si pèpère

Elle, dernière forfaiture de Paul Verhoeven aura fait, encore une fois, débat chez les cinéphiles et œuvre de répulsion chez les bien-pensants. Si pour beaucoup, l’ambivalence morale de son œuvre peut paraître choquante, chez Une graine dans un Pot, on lui reprocherait presque de s’endormir sur ses lauriers. Drame psychologique agissant comme une encyclopédie de clichés bien exploités, Elle finit par se mordre la queue, anesthésiant son propos par un dénouement sans envergure.
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Et ta sœur, elle bat le beurre ?

Et ta sœur ? On serait tenté de répondre : « Elle bat le beurre »… et on vous évitera la suite que vous devez bien connaître pour éviter de tomber directement dans la vulgarité. Cela-dit, le dernier film de Marion Vernoux adapte un succès du cinéma indépendant américain Your sister’s sister avec peu de succès. Le scénario sans saveur, accompagné d’une caméra grelotante, n’a guère d’intérêt. Des actrices que l’on apprécie pourtant, Virginie Efira et Géraldine Nakache, y sont toutes aussi insipides. (suite…)

[Avant-première] Hôtel Transylvanie 2, sans peur mais quelques reproches

Créateur pour la télé de Le laboratoire de Dexter, Genndy Tartakovsky a surtout rencontré le succès avec Hôtel Transylvanie, dessin-animé horrifique où le fils du conte Vlad Dracula (Mel Brooks/Michel Galabru), propriétaire d’un hôtel très bizarre dans les Carpates décide de l’ouvrir à une clientèle humaine. Nous avons pu assister, ce lundi 4 octobre, à l’avant-première d’Hôtel Transylvanie 2. Scénarisé par Adam Sandler, le long-métrage d’animation est à l’image de l’acteur, souvent navrant et parfois, dans un éclair, franchement drôle.
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[Avant-Première] Une famille à louer : l’argent ne fait pas le bonheur !

Le jeudi 30 juillet 2015, en avant-première nationale et en présence du réalisateur, nous avons eu la chance de pouvoir assister à la projection de Famille à louer qui sortira le 19 août 2015. Jean-Pierre Améris, qui signe sa deuxième comédie après Les émotifs anonymes, applique à cette comédie un ton bien à lui qui lui fait côtoyer la fable sociale. Disponible, le metteur en scène est resté pour une longue série de question auquel il a répondu avec une franchise et un humour désarmant, livrant anecdotes de tournage et analyses de son film quasi-autobiographique. Entre les fausses avant-première organisées la veille des sorties dans tous les cinémas sans présence de l’équipe et les avants-premières éclairs enchaînées à la va-vite, dans une ambiance de foire à la saucisse (type Les trois frères : le retour), privilégiant le marketing à l’humain, il y a ces petits moments de grâce où le public rencontre réellement l’artiste d’égal à égal. Nous souhaitions revenir à la fois sur ce film et sur ce beau rendez-vous.
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Caprice, la beauté troublante de Cupidon

Caprice est le huitième film du réalisateur Emmanuel Mouret dont on avait malheureusement jusqu’ici, jamais entendu parlé. Nous battons notre coulpe devant cette grossière erreur tant ce long-métrage tendre, profondément sensible et fort bien écrit, nous donne envie de découvrir le reste de sa filmographie. Revenons sur cette agréable surprise sans tarder de peur d’en perdre la délicate saveur.
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