Willem Dafoe

Seven Sisters, le mythe de la surpopulation

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Quatre ans après Orphan Black, créée par Graeme Manson et John Fawcett et Cloud Atlas des Wachowski (suivis en ce début d’année par Split de Shyamalan), on ne peut pas dire que Seven Sisters de Tommy Wirkola, pour la forme, révolutionne le genre. Noomi Rapace ne livrant ici qu’une pâle copie de la performance scénique de Tatiana Maslany. Et ce n’est pas non plus le cas sur le fond dont Fortress de Stuart Gordon posait les bases, il y a déjà vingt-quatre ans, s’inspirant surtout de la politique de l’enfant unique mise en place en Chine populaire. Réadapter aux enjeux de notre époque tels que le réchauffement climatique, la critique se transforme néanmoins, et insidieusement, en manifeste contre la surpopulation. Cette notion de surpopulation étant très discutable, outil de la novlangue utile pour dénoncer la pénurie des ressources au lieu de pointer leur mauvaise répartition, décryptons une œuvre bien réactionnaire sous ses dehors de dystopie humaniste. (suite…)

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John Wick, justicier torturé et imaginaire comics

Chad Stahelski, l’un des principaux cascadeurs ayant remplacé Keanu Reeves (notamment dans Point Break et Matrix Reloaded), s’associe à David Leitch, également voltigeur, pour coréaliser leur premier film, John Wick. En vertu de leur amitié de longue date, l’acteur canadien était une évidence pour incarner cet ancien malfrat repenti que la vengeance remet sur les rails. Loin d’être une mauvaise surprise, John Wick sentait bon le nanar et ne déçoit que sur cet unique point. C’est en réalité une sacré bonne série B à la réalisation soignée et à la photographie léchée en teinte de gris bleutés. Pour couronner le tout, on y retrouve une belle brochette d’acteur que l’on prendra plaisir à reconnaître, issus de série aussi culte que The Wire (Lance Reddick) ou Game of Thrones (Alfie Allen). (suite…)

The Grand Budapest Hotel : conte drôlissime et profondément humaniste

Bienvenue au Grand Budapest Hôtel ! Préparez-vous à vivre une aventure rythmée et loufoque. Le huitième long métrage de Wes Anderson est un petit bijou de plus dans la filmographie fantasmagorique du réalisateur-scénariste américain. Comme toujours, il a su s’entourer d’une distribution artistique trois étoiles ,réunissant un grand nombre de comédiens prestigieux et talentueux. Notamment F. Murray Abraham que l’on a vu dans la série Homeland et Saoirse Ronan que l’on avait déjà remarqué dans le parfait Byzantium. Eux-mêmes accompagnés d’étoiles que l’on ne présente plus : Mathieu Amalric, Adrien Brody, Willem Dafoe, Jeff Goldblum, Harvey Keitel, Jude Law, Bill Murray ou encore Edward Norton. Ainsi que Léa Seydoux qui tient un de ses rares rôles dans un film américain.

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